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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARIS

située sur la rive gauche de la Seine, vers l'extrémité septentrionale de la ruedes Fossés-Saint-Rernard, sur le quai de la Tournelle, entre les nos \ e t 3 . Ellese composait dun édifice assez considérable, flanqué de tourelles; elle était pro-tégée par une forteresse appelée la Tournelle, bâtie sur le Lord de la Seine .Henri IV la fit rebâtir en 1606; elle fut démolie en 1670 ; en 1674, on éleva à saplace une porte triomphale sur les dessins de Blondel. Jen parlerai ailleurs.

Au delà de ces seize portes de Paris , si lon en excepte celles qui se trouvaientsur les bords de la Seine , étaient autant de faubourgs dont plusieurs furentruinés pendant le siège de Paris : la plupart de ces faubourgs avaient donné leurnom à ces portes.

On communiquait dune rive de la Seine à lîle de la Cité et à lautre rive parsix ponts: 1 e pont Notre-Dame , le Petit-Pont, le Pont-au-Change, 1 e pont Saint- Michel , le pont Marchand qui remplaça lancien Pont-aux-Meuniers, et enfin lePont-Neuf . Ces deux derniers furent construits sous le règne de Henri IV . Tousces ponts, excepté le Pont-Neuf , étaient bordés de maisons, de manière quonpouvait traverser la rivière sans apercevoir son cours.

quais. Les seuls qui existaient alors à Paris étaient, sur la rive droite de laSeine , ceux des Cèlestins, du Port-au-Foin, et un autre, qui, depuis le bas dupont Notre-Dame, se terminait au Louvre, et se nommait le quai de l'École.

Sur la rive gauche était un quai qui sétendait depuis le pont Saint-Michel jusquà la tour de Nesle. Les autres parties des rives de la Seine, lîle de la Citétout entière, étaient, avant 1603, dénuées de quais. Ces quais, en général, se com-posaient de maçonneries irrégulières, douvrages en bois uniquement destinés àpréserver les bords de la Seine de laction destructive des eaux.

places. Si lon excepte la place Royale et la petite place Dauphine, on netrouvait point à Paris , sous Henri IV , demplacement qui méritât le nom de placepublique. Il 11existait nulle promenade plantée d'arbres, les habitants pussentvenir, et à labri des feux du soleil, se procurer un exercice salutaire, si ce nestle Pré-aux-Clercs. On nommait généralement place ce qui ne serait aujourd'huiconsidéré que comme un carrefour : partout les arbres étaient rares.

édifices. Les abbayes situées dans les faubourgs, telles que celles de Saint-Antoine, de Montmartre , de Saint-Germain-des-Prés , de Saint-Victor, étaientfortifiées comme des places de guerre. Le château des Tuileries et la galerie duLouvre furent continués, mais restèrent imparfaits pendant cette période. Dansla cour des Tuileries on voyait encore, même jusquau commencement du règnede Louis XIV , les chantiers de bois, fours et autres objets nécessaires à la fabri-cation des tuiles et briques : cest ce que prouvent des plans manuscrits qui ontpassé sous mes yeux.

hues. Les rues de Paris , et surtout celles qui se trouvaient au centre et dansles parties les plus anciennes de la ville, étaient fort étroites : on ny pouvaitpénétrer en voiture. La plupart nétaient point pavées; dautres ne létaient quenpartie, et presque toutes se trouvaient encombrées de gravois, de boues etdimmondices. Cet état de malpropreté et de gène, indice dune administrationmal ordonnée, durait encore vers le milieu du xvue siècle.échelles. Les rues et carrefours de cette ville offraient souvent les tristes-