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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE 1)E PARIS .

bénédictins anülais, couvent situé rue Saint-Jacques, n° 269, entre le Val-de-Grâce et limpasse des Feuillantines. Par suite du schisme que Henri VIII fitnaître en Angleterre, des religieux bénédictins de ce royaume vinrent se réfugieren France . Toujours livrés à la merci de leurs protecteurs, ces religieux lurentencore condamnés à de fréquents déplacements. Enfin le P. GilFort, devenuarchevêque de Reims , leur acheta, en 1640, trois maisons, situées rue Saint-Jac-ques, fis purent se fixer. Ils commencèrent par y construire une chapelle, etpar sy procurer les logements les plus nécessaires. En 1674, le prieur de cettecommunauté, le P. Joseph Shirburne, fit démolir les anciens bâtiments, et éleverà leur place un édifice régulier et somptueux, ainsi quune église analogue, quifut entièrement construite en lu77. Cette église contenait le corps du malheureuxJacques II , roi de la Grande-Bretagne, mort en Saint-Germain-en-Laye, le 6 sep-tembre 1701, et celui de Marie Stuart , sa fille, morte le 18 avril 1712. Ce couventfut supprimé en 1790 ; et dans ses bâtiments, devenus propriété particulière, sestétablie une filature de coton, au n° 269.

oratoire, communauté de prêtres située rue Saint-Honoré, entre cette rue etcelle du Louvre. Le 1 1 novembre 1611, M. de Bérulle, fondateur des Carmélites ,réunit cinq prêtres savants et de mœurs pures, et les plaça à lhôtel du Petit-Bourbon, fut depuis élevé le bâtiment du Val-de-Gràce. Ils ny restèrent paslongtemps. Le 20 janvier 1616, M. de Bérulle acquit de la duchesse de Guiselhôtel Du Bouchage; hôtel fameux par le séjour quy fit Gabrielle dEstrées , et Henri IV fut frappé par la main de Chastel. Le 22 septembre 1621 fut poséela première pierre de léglise que lon voit aujourdhui, et dont la constructionfut terminée en 1630. La façade du côté de la rue Saint-Honoré fut construiteen 1774. Cette église est vaste, et dune forme pareille à toutes celles que lonbâtissait alors à Paris . On y voyait des tableaux et le monument funèbre, ornéde figures en marbre, de Nicolas du Ilarlay, sieur de Sancy. Dans une autre cha-pelle était le tombeau en marbre du cardinal de Bérulle, sculpté par F. Ànguier .

Les oratoriens ne faisaient point de vœux; leurs règlements laissaient auxagrégés autant de liberté quil en fallait pour que le bon ordre ne fût pas trou-blé. Lavocat-général Talon caractérise avec justesse cette congrégation, en di-sant : Cest un corps tout le monde obéit, et personne ne commande ; etBossuet , dans loraison funèbre du P. Bourgoin, troisième général de cette con-grégation, dit : « Congrégation à laquelle le fondateur na voulu donner dautre« esprit que lesprit même de lÉglise, dautres règles que les saints canons,« dautres vœux que ceux du baptême et du sacerdoce, dautres liens que ceuxa de la charité. » Le haut degré de leur instruction, la pureté de leurs mœurs,et la longue lutte quils ont soutenue contre une société fameuse, dirigée par deshommes corrompus et corrupteurs, ont puissamment contribué à lépuration desmœurs, aux progrès des connaissances humaines et de la civilisation. Les orato-riens, ainsi que toutes les autres congrégations religieuses, furent supprimés en1792. Leur église servit, pendant quelques années, aux assemblées du district etde la section du quartier. Elle fut, en 1802, concédée aux protestants de la con-fession de Genève , qui y célèbrent leur culte.

séminaire des oratoriens, situé rue du Faubourg-Saiut-Jacques, n" s 234,