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sion à cette dernière destination : les prêtres et les séculiers d’un âge mûr yfurent emprisonnés en vertu d’ordres arbitraires. Ainsi Saint-Lazare était à lafois hôpital, école, prison et retraite. Chacun de ces établissements avait sesbâtiments particuliers. A l’extrémité de l’endos Saint-Lazare , et sur la rue duFaubourg-Saint-Denis, est un bâtiment appelé le séminaire Saint-Charles : ilétait destiné aux prêtres convalescents, ou à quelques ecclésiastiques en re-traite.
collège des jésdites, dit collège de Clermont, situé rue Saint-Jacques.J’ai déjà parlé de ce collège et de la conduite des jésuites; j’ai exposé les motifsinfamants de leur expulsion de la France en 1394; les motifs non moins infamantsde leur rappel, dix ans plus tard, auquel Henri IV se détermina uniquement pourdétourner de son sein les poignards de ces pères. Mais, en les rappelant, ce roine leur permit pas d’enseigner la jeunesse. Ce ne fut qu’en 1618, sous le règnede Louis XIII , que cette permission leur fut accordée.
Délivrés de toutes entraves, les jésuites s’occupèrent de la reconstruction deleur collège de Clermont. La première pierre de cet édifice fut posée le 1 er août1628 : ce bâtiment fut élevé sur les dessins d’Augustin Guillain. Les jésuitesaugmentèrent, en 1682, l’étendue des bâtiments et de leur enclos, en faisantl’acquisition d’une ruelle et des collèges de Marmoutier et du Mans . Louis XIV exerça sa munificence envers cette maison, et l’enrichit de ses dons. Ce collège,depuis son origine, avait toujours porté le nom de Clermont , qui lui rappelaitGuillaume Duprat, évêque de cette ville, son fondateur. Mais en 1674, Louis XIV ,invité par ces pères à venir assister à une tragédie représentée par leurs élèves,s’y rendit, fut satisfait de la pièce, qui contenait plusieurs traits à sa louange,et dit à un seigneur qui lui parlait du succès de cette représentation : Faut-ils’en étonner? c’est mon collège. Le recteur, attentif à toutes les paroles du roi,saisit celle-ci. Après le départ du monarque, il fit enlever l’ancienne inscription,et, pendant toute la nuit, des ouvriers furent employés à graver sur une ta-blette de marbre noir ces mots en grandes lettres d’or : collegiüm ludovicimagni. Depuis cette époque jusqu’en 1792, ce collège porta le nom de Louis-le-G ranci.
Les jésuites furent chassés pour la seconde fois de la France en 1763 : alorson transféra dans leur maison le collège de Lisieux , et l’Université, qui y tint sesassemblées. En 1792, organisé sous une forme nouvelle, il reçut le nom de Collègede l'Egalité ; en 1800, celui de Prglanée; en 1802, on l’appela Lycée impérial.On lui rendit, en 1814, la dénomination de collège de .Louis-le-Grand.
acgustin's déchaussés ou petits-pères, couvent et église situés à l’angle dupassage des Petits-Pères et de la rue Notre-Dame-des-Victoires, aujourd’huiéglise succursale dite notre-dame -dks victoires. Marguerite de Valois avaitfondé dans l’enclos de son hôtel un couvent d’augustins déchaussés ; elle s’endégoûta, les renvoya en 1612, et les remplaça par des augustins chaussés. Cesmoines expulsés, après avoir erré en divers lieux, obtinrent, en 1620, de l’ar-chevêque de Paris , la permission de fonder un couvent. Ils s’établirent d’abordhors de la porte Montmartre, près de la chapelle de Saint-Joseph : s’y trouvantmal, ils acquireut en 1628 un terrain joignant le ni ail; et le 9 décembre 1629,