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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARIS bientôt plus à la ferveur des jeunes lilles, sur lesquelles lexemple a tant de pou-voir. Ou bâtit, en 1623, dans le faubourg Saint-Jacques un second couvent de laVisitation; on en bâtit un troisième à Chaillot, dont je parlerai en son lieu, et unquatrième dans la rue du Bac. En 1780, l'église était entièrement reconstruite;elle forme une petite rotonde, à linstar de celle Saint-Antoine. Cette église etles bâtiments sont maintenant occupés par des religieuses de Saint-Michel, quireçoivent les jeunes filles repenties et celles qui sont détenues par mesure depolice.

filles de la madrleine, ou madelonnettes , maison de religieuses situéequartier Saint-Martin-des-Champs , rue des Fontaines, entre les n os 14 et 16. En1618, Robert de Montry, marchand de Paris , ayant rencontré deux filles publi-ques qui lui témoignèrent le désir de mener une vie régulière, les retira danssa maison, près de la Croix-Rouge , faubourg Saint-Germain. Quelques autresfilles de la même espèce suivirent lexemple des deux premières. Robert deMontry pourvut à leur nourriture, jusqu'à ce que la marquise de Maignelay,sœur du cardinal de Gondy, acheta, en 1620, pour les y placer, une maison ruedes Fontaines. Le 20 juillet 1629, on tira quatre religieuses de la Visitation deSaint-Antoine pour gouverner cette maison, qui, dans la suite, se divisa en troisclasses de filles. La première, la plus nombreuse, était celle des fuies mises enréclusion pour y faire pénitence : elles gardaient lhabit séculier. La secondeclasse se composait de filles éprouvées par la pénitence, et quon nommait laCongrégation : elles portaient un habit gris. La troisième classe comprenait lesfilles qui avaient donné des preuves de leur sincère conversion : elles étaientadmises à faire des vœux. Léglise fut bâtie en 1680. On y voyait une chapelleconstruite sur le modèle de celle de Notre-Dame -de Lorette. La maison desMadelonnettes était, dès son origine, une maison de réclusion pour les fillesdébauchées. Les parents y faisaient renfermer leurs filles enclines au libertinage.En 1793, ce couvent devint une prison publique. En 1795, il fut destiné à ren-fermer les femmes prévenues de délits : il conserve encore cette destination.

filles du calvaire, couvent situé rue de Vaugirard, n° 23, et fondé par lessoins de ce capucin, fameux ministre du cardinal de Richelieu, sous le nom deP. Joseph, et par les libéralités de Marie de Médicis . Ce capucin fit venir, en 1620,du couvent de Notre-l)ame-du-Calvaire de Poitiers six religieuses qui furentlogées dabord rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel, puis dans le Luxembourg ,et enfin dans une maison dite de Montherbu ou f Hôtel des Trois-Rois, rue deVaugirard. Ces religieuses furent supprimées en 1790, et leur chapelle a étéconvertie en remises dépendantes du palais de la Chambre des Pairs .

filles du calvaire, couvent situé rue des F'illes-du-Calvaire ; il eut aussipour fondateur, en 1633, le même P. Joseph. Douze religieuses, tirées du cou-vent du Calvaire, y furent transférées quatre ans après : léglise portait le vo-cable de la Transfiguration. Ce couvent fut supprimé en 1790. Il occupait unvaste emplacement sur lequel on a, vers lan 1804, ouvert deux rues : la rueNeuve-de-Bretagne et la rue Neuve-de-Ménilmontant.

annonciades célestes, ou filles bleues. Ce couvent de religieuses, situérue Culture-Sainte-Catherine, n° 29, fut fondé, en 1624, par la marquise de Ver-