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neuil, ancienne maîtresse de Henri IV , qui crut expier ainsi ses fautes passées.La marquise tit venir du couvent des Annonciades de Nancy neuf religieuses,et les plaça rue Culture-Sainte-Catherine, dans Uhôtcl de Danville. On allait àl’église des Annonciades pour y admirer le tableau du principal autel, repré-sentant une Annonciation peinte par le Poussin. Ce couvent, supprimé en 1790,est devenu propriété particulière : il est aujourd'hui remplacé par une maison deroulage.
ANNONCIADES DU SAINT-ESPRIT, aujourd’hui ÉGLISE DE SAINT-AMBROISE, situéesrues de Popincourt et de Saint-Ambroise. Une colonie d’annonciades, venueen 1636 de Saint-Mandé, près Vincennes , acquit une grande maison et un jardinrue de Popincourt : elles y firent bâtir une église qui fut achevée en 1659. Cecouvent fut supprimé vers l’an 1780; l’église devint, en 1802, la seconde succur-sale de la paroisse de Sainte-Marguerite, huitième arrondissement.
religieuses de NOTRE-DAME-DES-pnÉs , couvent situé rue de Vaugirard. Cettecommunauté fut fondée, en 1029, à Mou/.on, petite ville de Champagne , parHenriette de la Vieuville, veuve A’Antoine de Joyeuse. En 1637, la guerre chassaces religieuses de leur couvent; elles vinrent s’établir à Picpus. Peu d’annéesaprès, les motifs de leur déplacement ayant cessé, elles retournèrent à Mouzon .Elles obtinrent, le 3 décembre 1675, la permission de revenir à Paris ; elles sefixèrent dans une maison, rue de Vaugirard. Accablées de dettes et ne pouvantsatisfaire à leurs engagements, elles demandèrent à M. d'Argenson , lieutenant depolice, grand protecteur des couvents de religieuses, la permission d'établir uneloterie dont les produits devaient être employés à payer leurs créanciers; maisd’Argenson refusa à l’établissement de Notre-Dame-des-Prés une faveur qu'il avaitaccordée à plusieurs autres. L’archevêque de Paris , en avril 17't-l, supprima cecouvent; et les dix religieuses qui le composaient furent dispersées dans d’autresmaisons monastiques.
Assomption , couvent de religieuses, rue Saint-Honoré, entre les n» s 369 et 371.Les Huudriettes , chargées dans leur origine de servir un hôpital de femmes,ayant envahi le bien de ces pauvres, vivaient inutiles et constituées en commu-nauté religieuse. Leur conduite n’était pas très-régulière ; le cardinal de LaRochefoucauld entreprit de les soumettre à la règle, et les transféra dans unhôtel du faubourg Saint-Honoré. Elles y étaient déjà établies depuis six moiset en avaient fait disposer l’intérieur d’une manière convenable à leur état,lorsque le titre des Haudrietles fut supprimé, et leurs revenus réunis au nou-veau monastère du faubourg Saint-Honoré, auquel on donna le nom A'Assomp-tion.
La chapelle de cette maison devint insuffisante, les religieuses achetèrent l’hôteldu sieur Desnoyers, et firent commencer, en 1670, la construction de leur église,qui fut terminée six ans après. Cette église, bâtie sur les dessins d’Érard, peintredu roi, représente une tour couverte d’un vaste dôme de soixante-deux pieds dediamètre. Le mur circulaire est orné de pilastres corinthiens supportant unecorniche qui règne au pourtour de cette église. La calotte offre des caissons etdes peintures de Charles Lafosse. Le plafond du chœur a aussi été peint parLalosse; il représente Y Assomption de la Vierge. Ce couvent fut réformé en 1790,