première pierre de l’aqueduc qui fut bâti sur les dessins de Jacques de Brosses ,et achevé en 1624.
Une partie de cet aqueduc traverse le vallon d’Arcueil sur vingt-cinq arches.La hauteur de cette construction est de vingt trois mètres quarante cent., sa lon-gueur de trois cent quatre-vingt-dix mètres. Ce morceau d’architecture, impo-sant par sa grandeur, beau par ses formes, rappelle les magnifiques aqueducs desRomains. Près de la face méridionale des arcades modernes existe encore unfragment considérable de l’aqueduc romain. Dans l’espace existant entre Arcueil et Paris , on voit, de distance en distance, plusieurs petites constructions qui sontdes regards de la conduite d’eau. La longueur totale de cette conduite, depuisArcueil jusqu’au château d’eau situé à côté de l’Observatoire, est de douze millehuit cent soixante-dix mètres.
L’aqueduc n’était pas encore terminé que l’on vit des solliciteurs puissants,des collèges, des communautés religieuses, demander des concessions d’eau,concessions qui s’accordaient alors sans discernement. Le public, qui avait payéles frais de l’aqueduc, fut la dupe de cette prodigalité. En 1777, cet aqueduc aété l’objet de réparations considérables.
fontaines. Ln 1624, l’aqueduc achevé, les eaux de Rungis parvenues au châ-teau d’eau de l’Observatoire, on s’occupa de leur distribution : dix-huit poucesfurent livrés au roi pour le palais et le jardin du Luxembourg , et douze poucesà la ville, qui les répartit dans les quartiers de Saint-Jacques, de Saint-Victor etdans la rue des Cordeliers. Quatorze fontaines furent construites et alimentéespar cette portion d’eau. On en conduisit même, à travers le pont Notre-Dame,jusqu’à la place de Grève, où était une fontaine qui fournissait l’eau de Rungis ,et dont, le 28 juin 1624, Louis XIII posa la première pierre. Cette fontainen’existe plus (1).
fontaine des HAüDRiETTES, située au coin de la rue des Vieilles-Haudrietteset de celle du Chaume. Elle fut établie en 1636, et nommée d’abord Fontaine-Neuve; mais elle reprit son ancien nom en 1760, époque où elle fut reconstruitesur les dessins de Moreau. Le bas-relief, qui représente une naïade, est l’ouvragede Mignot.
statue équestke de henri iv , placée sur le môle qui se trouve à l’ouest etau miheu du Pont-Neuf . Voici l’historique de l’érection de cette statue.
Ferdinand, grand-duc de Toscane , lit couler en bronze un cheval colossal,dans le dessein de le faire surmonter par son effigie. Jean de Boullongne , élèvede Michel-Ange , fut chargé de ce travail. Ferdinand mourut, et le cheval restasans cavalier. Cosme II , son successeur, offrit à Marie de Médicis , régente deFrance , ce cheval de bronze, le déposa à Livourne sur un vaisseau qui vintéchouer contre les côtes de Normandie . Ce cheval de bronze resta pendant une
(I) Les principales fontaines publiques ou particulières qui furent établies alors el alimentées parces eaux sont :
La fontaine des Carmélites; — la fontaine de la rue Mouffetard , au coin de la rue Pol-de-Fer ; —la fontaine Cerisier, rue Censier; — la fontaine Saint-Magloire, rue Faubourg-Saint-Jacques;— lafontaine du collège de Navarre , dont la première pierre fut posée en cérémonie le 27 mai 1625; —la fontaine Saint-Michel , à l’extrémité méridionale de la rue de la Harpe; — la fonlaine Sainte-Geneviève, rue et montagne Sainte-Geneviève; — la fontaine Saint-Côme, rue des Cordeliers, etc-