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Compïègne . En 1654, elles achetèrent le monastère abandonné des Annonciadesdes dix Vertus , rue de Sèvres ; des lettres patentes d’avril 1658 confirmèrent cetteacquisition, et y joignirent plusieurs privilèges. En 1718, ces religieuses firentélever une nouvelle église dont la première pierre fut posée le 8 juin de cetteannée. Cette maison fut supprimée en 1790; et son église, assez vaste, fut choisie,en 1802, pour être la première succursale de la paroisse Saint-Thomas-d’Aquinsous le titre d 'Abbaye-aux-Bois.
sainte-pélagie, communauté religieuse et aujourd’hui prison, située rue dela Clef, n° 14. La veuve de Beauharnais de Miramion, conseiller au parlement,femme très zélée, croyait pouvoir remédier aux effets des vices de la sociétésans s’occuper de leurs causes : autorisée par les magistrats, elle avait réuni sixou sept filles débauchées dans une maison particulière du faubourg Saint-Antoine. Encouragée par le succès de cette tentative, elle imagina d’agrandirson plan, et de former une maison publique de détention pour les femmesdébauchées. Plusieurs dames pieuses la secondèrent dans ce projet. Des sommesassez considérables furent fournies pour son exécution, et le roi, en 1665,donna des lettres patentes tendant à établir un lieu de refuge dans les bâtimentsdépendants de la maison dite la Pitié, et le soumit à l’administration de T hôpitalgénéral.
La veuve Miramion s’aperçut que ces filles ne se convertissaient point; que lesmurailles et les verrous de la prison pouvaient bien les empêcher de provoquerles hommes à la débauche, mais non changer leur naturel. Cette dame fut éton-née de l'inefficacité du remède, et prit le parti de l’essayer sur des sujets moinsincurables. Elle établit dans la môme maison, mais dans des lieux séparés, desfemmes qui, dégoûtées du libertinage, étaient disposées à sacrifier librementleurs habitudes à l’espoir d’une existence assurée et d’une vie plus tranquille. Cesecond établissement reçut le nom de Sainte-Pélagie ou de Filles de. bonne Vo-lonté. Le nombre de ces filles s’étant accru, on les transféra au faubourg Saint-Germain, dans une maison qu’avaient occupée les Filles de la Mère de Dieu; maispeu de temps après, à la prière des administrateurs, elles retournèrent dans leurpremière demeure. Cet établissement fut confirmé par lettres patentes de juillet1691. Depuis la révolution, cette maison est devenue prison publique. J’en par-lerai ailleurs.
abbaye sainte-geneviève ou SAiNTE-PEitRiNE, située à l’entrée de la granderue de Chaillot, du côté de l’avenue de Neuilly. Des religieuses chanoinesses deSainte-Geneviève, de l’ordre de Saint-Augustin, établies en 1698 à Nanterre ,furent transférées à Chaillot en 1659. A cette abbaye Sainte-Geneviève furentréunies, en 1646, les dames de l’abbaye Sainte-Perrine de la Villette. Ce derniernom a prévalu. Ce monastère fut supprimé en 1790. Vers l’an 1806, on y a établil’institution des Vieillards des deux sexes qui paient une pension ou une sommefixe pour leur admission.
filles du saint-sacrement, couvent situé rue Saint-Louis au Marais, entreles n 05 50 et 52. La guerre força ces religieuses à quitter la ville de Toul , oùelles étaient établies, et à venir, en 1674, à Paris , où elles furent accueilliesdans la maison de leur ordre, située rue Cassette. Après quelques déplacements,