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Les Sulpiciens, supprimés en 1792 et rétablis depuis 1802, ont occupé la mai-son située à l’angle de la rue de Vaugirard et de la rue du Pot-de-Fer, appartenantautrefois aux filles de Y instruction chrétienne , dites aussi de la Très-Sainte-Vierge.En 1820, on leur a construit, sur la partie sud de la place Saint-Sulpice, un vastebâtiment sur les dessins de M. Godde (1).
filles du saint-sacrement, couvent situé rue Cassette, n° 22. Pendant lesguerres qui désolèrent la Lorraine , plusieurs bénédictines de la Conception deKotre-Dame, établies à Rambervilliers, à la tète desquelles était Catherine deEar, se transportèrent, en 1641, à Paris , et allèrent loger dans l’abbaye de Mont-martre. Les autres imitèrent l’exemple des premières, et pendant l’année 1043,elles se rendirent à Paris . Alors toute la communauté fut réunie dans une mai-son du village de Saint-Maur . Ces religieuses n’y l'estèrent pas tranquilles : en1650 elles vinrent chercher un asile dans une petite maison de la rue du Bac.Sur ces entrefaites un Sulpicien , appelé Picoté, parvint à déterminer Anne d'Au triche à établir (1653) un couvent uniquement chargé du culte perpétuel duSaint-Sacrement, afin de détourner les maux dont la France était affligée. 11 futbientôt informé que les religieuses fugitives, établies dans la rue du Bac, avaientle môme but : il les proposa à la reine qui les accepta. Ces religieuses furentd’abord établies rue Férou. Ce fut dans la chapelle de ce couvent qu’Anne d'Au triche , tenant un cierge à la main, vint pour expier solennellement les outragesfaits au Saint-Sacrement pendant la guerre civile, guerre dont elle était le prin-CI pal auteur. Il était dans l’usage qu’une de ces religieuses répétât, chaque jour,uue scène semblable; elle venait, la corde au cou, portant à la main une torcheallumée, se mettre à genoux devant un poteau dressé à cet effet au milieu duchœur, et faisait amende honorable à Dieu de tous les outrages commis contre leSaint-Sacrement
Ces religieuses, se trouvant trop resserrées dans leur maison de la rue Férou,la quittèrent pour aller en occuper une plus vaste dans la rue Cassette. Elles yentrèrent en 1659, y restèrent jusqu’en 1790, époque de leur suppression, et leursbâtiments vendus devinrent propriétés particulières.
notre-dame-aux-bois, abbaye de l’ordre de Cîteaux, située rue de Sèvres,n ° 16. Ce monastère, fondé en 1602, au milieu des bois, dans le diocèse deN°yon, doit son nom à cette situation. Les guerres civiles qui signalèrent la ré-gence d’Anne d’Autriche , et le passage des gens de guerre, firent craindre auxreligieuses de cette abbaye le pillage de leur maison et les insultes brutales desmilitaires. Elles quittèrent ce séjour dangereux, et, en 1650, se réfugièrent à
0) Plusieurs maisons religieuses ou hospitalières peu importantes et qui n’ont eu qu’une courteestslence turent fondées sous le règne de LouisXIV. Tel les sont la maison des Prémontrés ré for niés, aangle des rues de Sèvres et du Cherehe-Midi ; colle des Orphelins de Saint-Sulpice,me du Vieux-o ombier, n° 5 ; le Séminaire A nylais, rue des Postes, n° 22 ; l’hospice des Cordeliers de la Terre -arnte,rue de la Ville-l’Évêque; le Séminaire de Saint-Pierre et Saint-Louis, entre la rue d'Enferle Luxembourg ; la communauté d’hommes des Eudistes , rue des Postes, n° 20, et le Séminairees Prêtres Irlandais, ou Collège des Lombards, rue des Carmes, n° 23; celui des Écossais, ruees Fossés-Saiut-Victor, u os 23 et 27; celui du Saint-Sacrement et de V Immaculée Conception, ruees Po^es, n° 26; enfin la communauté des Prêtres de Saint-François de Sales, située au carrefouru I uits-| Ermite, dans le quartier du Jardin des Plantes. Aucun fait intéressant ne se rattache àusloire de ces divers établissements.