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près de la porte Saint-Victor un nouvel hospice. Il engagea les daines de laCharité à s’en charger. .Mais les fonds destinés à leur entretien étaient insuffisantspour le nombre toujours croissant des enfants. Voici le parti que prenaientles personnes chargées de la direction de cette maison : le sort décidait lesquelsde ces enfants devaient être conservés et nourris. Les autres étaient abandonnés,dit l’écrivain qui me fournit ces détails, c’est-à-dire qu’on les laissait mourir fautede nourriture.
En 1640, Vincent de Paul , sans doute indigné de ce régime inhumain, convo-qua une assemblée des dames qui s’étaient chargées du soin de ces enfants; illeur prescrivit de renoncer à cette barbare intervention du sort, et de conserverla vie à tous ces infortunés. Son zèle le fortifia dans des sollicitations péniblesauxquelles il se dévoua par humanité : il parvint, en 1641, à obtenir de la courtrois mille livres de rentes pour ces enfants, et mille livres pour celles qui enprenaient soin. Encouragé par ce succès, il sollicita de nouveau, et obtint, en1644, une nouvelle rente de huit mille livres, et, en 1648, le château de Bicêtrepour y loger les enfants trouvés. Cependant le nombre des enfants trouvés crois-sait toujours, les revenus et les aumônes n’augmentaient pas, et ne pouvaientsuffire aux dépenses les plus nécessaires. Le parlement, le 3 mai 1667, ordonnaque les seigneurs hauts-justiciers de Paris seraient tenus de payer annuellementà cette maison une somme de quinze mille livres. Cet arrêt fut confirmé par unautre arrêt du conseil d’État du 10 novembre 1668.
hôpital des ENFANTS-TitouvÉs, rue du faubourg Saint-Antoine , n os 124 et 126.Après l’arrêt mentionné dans l’article précédent, les administrateurs construi-sirent un vaste bâtiment, et une chapelle dont la reine Marie-Thérèse d’Autricheposa la première pierre. Le roi, par sa déclaration du mois de juin 1670, que leparlement enregistra le 18 août suivant, érigea ce nouvel établissement en hôpital,et l’unit à l’Hôpital général. Telle fut l’origine de Yhôpital des Enfanis-Trouvésde la rue Saint-Antoine, où depuis on a placé Y hospice des Orphelins dont je par-lerai dans la suite.
enfants-trouvés, hôpital situé au coin de la rue Neune-Notre-Dame , et enfa-e de l’église métropolitaine. Les administrateurs, sentant la nécessité d’avoirun autre établissement au centre de la ville, achetèrent dans la Cité trois petitesmaisons, es firent réparer suivant leurs besoins, et y établirent une chapelle.Ces bâtiments ont subsisté jusqu’en 1747, époque où on les fit démolir, ainsi queles églises Saint-Cristophe et Sainte-Geneviève-des-Ardents. Ces démolitionsdégagèrent et agrandirent le parvis Notre-Dame, et permirent de construireun nouveau bâtiment pour les Enfants-Trouvés. Ce bâtiment, plus solide, plusspacieux, mieux distribué, fut élevé sur les dessins de Boffrand : la premièrepierre en fut posée le 26 septembre 1747. La chapelle de ce nouvel édifice futdécorée de peintures à fresque de Brunetti et de Natoire . Cette maison, qui n’estplus un hôpital, sert aujourd’hui de Bureau central d’admission dans les hôpi-taux et hospices.
hôtel royal des invalides, hospice destiné aux militaires âgés, blessés ouestropiés, situé sur l’esplanade des Invalides, à l’extrémité occidentale du fau-bourg Saint-Germain, entre ce faubourg et celui du Gros-Caillou.
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