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tant Louis XIV . Au commencement de l’an 1821, M. Bosio, statuaire chargé decet ouvrage, en avait terminé le modèle. 11 ne tarda pas à êlre placé sur sonpiédestal. On dit que la statue colossade de Bonaparte , qui s’élevait à la cime dela colonne de la place Vendôme , a servi de matière à cette statue équestre deLouis XIV .
porte saint-antoine, située à l’extrémité de la rue Saint-Antoine, à l’en-droit où cette rue est coupée par la partie septentrionale du boulevard. Uneancienne porte, bâtie en 1585, et ornée de plusieurs bas-reliefs sculptés parJean Goujon , fut agrandie et restaurée dans les années 1670 et 1671 par l’ar-cliitecte Blondel, qui la convertit en arc de triomphe en l’honneur de Louis XIV .11 agrandit ce monument en ajoutant à l’ancienne arcade deux autres arcadeslatérales de la même hauteur. Cette porte, précédée, du côté du faubourg Saint-Antoine, par une vaste demi-lune, fut démolie en 1778.
A ne de triomphe du faubourg saint-antoine, situé à l’extrémité de cefaubourg. Après les conquêtes de Flandres et de la Franche-Comté , Colbert pro-posa d'élever un arc de triomphe à la gloire du roi. Guittard fut chargé del’exécution, et Claude Perrault de la direction de cet ouvrage, qui ne fut pasachevé et que l’on démolit en 1716. Le dessin de cet arc de triomphe étaitd’une grande beauté : on peut en juger d’après la gravure qu’en a faite Leclerc.C’est à l’occasion des inscriptions proposées pour ce monument que s’éleva,entre les littérateurs du temps, une longue et fameuse dispute sur la question desavoir si les inscriptions monumentales devaient être en langue latine ou française.On a écrit plusieurs volumes sur cette matière.
porte saint-bernard, située sur le quai de la Tournelle, un peu au-dessusdu pont ainsi nommé et contre l’ancienne forteresse de la Tournelle. En cet en-droit était auparavant une porte qui faisait partie de l’enceinte de Philippe-Auguste, et fut reconstruite en 1606. Elle ne reçut le nom de Saint-Bernard, queporte le quai situé en dehors, qu’après sa reconstruction sous Louis XIV .
L’architecte Blondel fut encore chargé de convertir cette porte de ville en unarc de triomphe. Ce travail fut terminé en 1674. Il se composait de deux porti-ques d’égales dimensions. Au-dessus, du côté de la ville comme du côté dufaubourg, régnait un bas-relief qui occupait presque toute la largeur du monu-ment. Celui qui regardait la ville représentait Louis XIV vêtu à la manière deshéros de l’antique Grèce , la tête et les épaules couvertes de sa vaste perruque,et assis sur un trône. Les divinités de la mer lui offraient des hommages et di-vers présents qu’il distribuait ensuite à la ville de Paris . Cette ville était figuréepar une femme à genoux devant ce roi, et lui tendant les bras en suppliante. —Du côté du faubourg, le bas-relief offrait Louis XIV monté sur la poupe d’un na-vire voguant à pleines voiles, et poussé par des naïades et des tritons. Ces sculp-tures, ainsi que les figures de six vertus, placées au-dessus des impostes, étaientl’ouvrage de Jean-Baptiste Tuby . Chaque bas-relief était surmonté par un en-tablement, et l’entablement par un attique. Dans un quartier aussi fréquenté, lagloire de Louis XIV gênait un peu les mouvements du commerce ; de sorte quecette construction fut démolie vers l’an 1787.
porte ou arc de triomphe de saint-dénis, située entre la rue Saint-Denis