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économique est exécutée avec tant d’art et de soins qu’elle fait illusion. Celtebasilique, devenue encore trop petite pour la population doit être agrandie.On a déjà commencé la construction d’une chapelle delà Vierge, au fond del’abside.
Cette église fut, en 1802, érigée en seconde succursale de la paroisse de la Ma-deleine ou de VAssomption.
ÉTABLISSEMENTS CIVILS.
marché d’agüessëau, situé dans la cité Berryer, rue royale Saiut-Honoré.Les habitants du Roule et du faubourg Saint-Honoré étaient à une grande dis-tance des marchés. Joseph-Antoine d’Aguesseau, conseiller honoraire au par-lement, en établit un dans des marais qui avoisinaient son hôtel, situé rued’Aguesseau. Par le moyen de quelques échanges et d’acquisitions opérés dansles années 1722 et 1723, il établit, avec les autorisations nécessaires, un mar-ché public. La rue qui aboutit au milieu de celle d’Aguesseau, et qui porte lenom de rue du Marche , indique la place qu’il occupait. Dans la suite, on jugeaque ce marché serait plus convenablement situé s’il était rapproché de la ville.On le transféra donc, en 1745, au lieu où il est aujourd’hui. Des lettres patentesde cette année permettent d’y établir six étaux de boucherie, des échoppespour les boulangers, poissonniers, fruitiers, etc.
halle aux veaux, située^ entre la rue Saint-Victor et le quai de la Tournelle ;elle est isolée et entourée de quatre rues. Une Halle aux veaux existait ruePlanche-Mibrai, au bout de la rue de la Vieille-Place-aux-Veaux; en 1646, ellefut transférée au quai des Ormes, et y resta jusqu’en 1774, époque où elle futtransférée sur l’emplacement du jardin des Bernardins. Les travaux, commen-cés bientôt après sur les dessins de l’architecte Lenoir, furent suivis avec célé-rité. Son plan est un parallélogramme à pans coupés, au milieu duquel est unespace découvert. Aux quatre coins sont quatre pavillons où logent les pré-posés à la garde de cette halle. Les autres parties couvertes servent de grenierspour le fourrage.—Cette halle sert les vendredis et samedis à la vente desveaux, et le mercredi à celle du suif.
halle aux blés et farines, située rue de Viarmes, rue qui entoure cetédifice, et où viennent aboutir, comme à un point central, six autres rues. Celtehalle fut bâtie sur l’emplacement de l 'hôtel de Soissons, qui fut démoli de 1748à 1749 après la mort de Victor-Amédée de Savoie, prince de Carignan, dernierpropriétaire de cet hôtel. Les magistrats de la ville, en vertu de lettres paten-tes de l’an 1755, acquirent, moyennant la somme de 28,367 livres 10 sous,l’emplacement de cet hôtel, et se déterminèrent, en 1762, à y faire construireun édifice destiné à la vente et à l’entrepôt des blés et farines. Cet édifice deforme circulaire, commencé en 1763, fut terminé en 1772, sur les dessins etsous la direction de M. Le Camus de Mézières (1).
(1) Le diamètre total de ce plan a, hors d’œuvre, f>8 mètres 10 rcntimèlres ; celui de la cour est de19 mètres 50 centimètres.