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île licenciés, et chaque aspirant venait en acheter. Il ne fallait ni théorie, ni pra-tique ; mais il fallait de l’argent. L’Université de Paris était, il faut l’avouer, plusrégulière que celle de Troyes , de Bourges , de Valence et de Reims : elle vendaitsa marchandise un peu plus cher ; mais elle observait des formes : on y faisaitdes cours 5 de plus, on y subissait des examens, on y soutenait des thèses, donton avait d’avance communiqué les questions au candidat, qui d ailleurs étaitsoufflé par un professeur qu’il payait.
Rendant la révolution, les écoles de droit furent suspendues. Cependantdeux écoles particulières s’établirent, l’une rue de Vendôme, l’autre dans lesbâtiments du collège d’Harcourt, rue de la Harpe ; la première portait le titred 'Académie de Législation; la seconde , celui d 'Université de Jurisprudence. Undécret du 22 ventôse an xn ( 13 mars 1804 ) réorganisa l’École de droit. Ce dé-cret règle les matières qui y seront enseignées, les cours d’études, les examenset les degrés, etc. Dès-lors tout changea de face : les élèves furent astreints àsuivre les cours pendant trois années, à subir quatre examens, et à soutenir unacte public.
Aujourd’hui l’École de droit se divise en cinq cours, où l’on enseigne ledroit romain, le droit civil français, la procédure et le droit criminel, le droitcommercial. En 1820, conformément au vœu exprimé par le décret du 22 ven-tôse an xn, on y a réuni le droit naturel des gens, et le droit positif et administra-tif. Enfin, en 1834, on a créé une chaire d ’Histoire 'du droit constitutionnel desFrançais . En cette même année, l’édifice des écoles étant devenu insuffisant,une seconde section fut établie dans l’église de la Sorbonne, puis au collège duRlessis; enfin, en 1840, on a ajouté à l’École un vaste amphithéâtre.
école royale MILITAIRE , entre les avenues de Lowendal, de la Bourdon-naie, de Suffren et le Champ-de-Mars, qui s’étend devant la façade occidentaledu bâtiment. Un édit de janvier 1751, enregistré le 22 de ce mois, porte queLouis XV établit l’hôtel de l’École royale Militaire en faveur de cinq cents jeunesgentilshommes, pour y être entretenus et élevés dans toutes les sciences conve-nables et nécessaires à un officier. Outre ces cinq cents jeunes gentilshommes,gratuitement logés, nourris, enseignés, on admit dans cette école un certainnombre de pensionnaires étrangers ou nationaux payant 2,000 livres, à cesconditions qu’ils seraient catholiques, et feraient preuve de quatre degrés denoblesse.
En 1752, on commença la construction de ce vaste édifice sur les dessinsdu sieur Gabriel, architecte du roi. Plus de dix années furent employées à cestravaux. La première pierre de la chapelle ne fut posée que le 5 juillet 1769.La façade principale de cet édifice, fermée par une grille placée en 1 787, laissaitvoir deux cours entourées de divers bâtiments ; la seconde de ces cours estappelée Cour Royale, et est carrée. Au milieu s’élevait, sur un piédestal, la sta-tue pédestre et en marbre de Louis XV, - sculptée par Lemoine. Les bâtimentsde cette cour sont décorés de colonnes doriques accouplées d'avant-corps cou-ronnés par des frontons.
•le passe sous silence les bâtiments les plus simples destinés aux besoins decet établissement ; bâtiments qui entourent quinze cours ou jardins, et je viens