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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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au principal corps (le logis. Du côté de la cour, ce corps de logis est décoré parune ordonnance dorique, que surmonte un ordre ionique ; au centre de sa fa-çade est un avant-corps, orné de colonnes corinthiennes, dont la hauteur em-brasse les deux étages ; il supporte un fronton surmonté d’un attique. Cet atti-que est couronné par un dôme quadrangulaire. Le vestibule, qui s’ouvre surl’avant-corps du centre de la façade, est orné de quatre rangs de colonnesd’ordre toscan, et de quatre niches où l’on a placé les figures en pied du ma-réchal de Luxembourg , sculptée par Mouchi; du vicomte de Turenne, parPajou ; du prince de Coudé , par Le Comte ; et du maréchal de Saxe, par d’Huez.— Au premier étage est la salle du conseil, ornée d’attributs militaires et detableaux représentant les batailles de Fontenoi, de Lawfelt, les sièges de Tour-nai et de Fribourg en Brisgaw, peints par Lepaon.

En 1768, le ministre de Choiseul ordonna l’établissement d’un Observatoiredans cet édifice. Le savant Lalande, après plusieurs obstacles, en fut chargé ;il fit, en 1774, fabriquer à Londres un grand quart de cercle mural, instrumentqui manquait à l’Observatoire du faubourg Saint-Jacques. Cet observatoire futdémoli bientôt après; on ne le rétablit qu’en 1788, par ordre du ministre deSégur. 11 existe encore sur une partie du bâtiment en aile, à gauche de la pre-mière cour.

Du côté du Champ de Mars , le centre de la façade du bâtiment principal,présente un avant-corps orné de colonnes corinthiennes qui embrassent deuxétages, et supportent un fronton orné de bas-reliefs : derrière et au-dessusest un attique, sur lequel est appuyé le dôme quadrangulaire dont j’ai parlé.

Cet édifice a éprouvé plusieurs changements, parce qu’il a eu plusieurs destinations. Un arrêt du conseil du 9 octobre prononça la suppression de l’École-Militaire, suppression qui s’effectua au 1 er avril 1788. Les élèves furent alorsenvoyés et placés dans des régiments ou dans divers collèges.

En 1788, cet édifice fut au nombre des quatre qui furent destinés à rem-placer l’hôpital de l’Hôtel-Dieu ; et l’on chargea l’architecte Brongniard d’yfaire exécuter les changements nécessaires. — Pendant la révolution , cet édi-fice fut transformé en une caserne de cavalerie. Bonaparte en fit son quartiergénéral, et pendant longtemps on a lu sur la frise de la façade de l’École-Mi-litaire, du côté du Champ de Mars , ces mots : Quartier Napoléon. Enfinaujourd’hui c’est une caserne occupée par une partie de la garnison de Paris .

Plusieurs avenues, plantées de quatre rangs d’arbres, bordent cet édifice,ou y aboutissent. La demi-lune qui précède la grille, du côté de la ville, estnommée place de Fonlenoy y la grande avenue qui y communique, et va cou-per celle de Breteuil, qui fait face au dôme des Invalides , est nommée Avenuede Saxe. Dans l’espace qui se trouve entre les bâtiments de l’École-Militaireet le cours de la Seine, se trouve le Champ de Mars , qui en est une dépendanceet dont je vais parler.

champ de mars . 11 occupe l’espace qui s’étend depuis l’École-Militairejusqu’à la route qui borde la Seine . Son plan est un parallélogramme régu-lier (1), bordé par des fossés revêtus en maçonnerie et muni de guérites aux

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