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SOUS LOUIS XV .rue des Boucheries, fut, le 7 mai 1729, constituée, par un frère nommé Le Bre ton , une loge qui porta le nom de l'auberge et celui de Saint Thomas. En 1732,une nouvelle loge s’établit rue de Bussi. Elle porta d’abord le nom de la rue oùelle était située, ensuite celui de loge d’Aumont, parce que le duc de ce nom s’yétait fait recevoir.
théâtre français, situé ruedesFossés-Saint-Germain, ensuite au château des Tuileries . Les comédiens français jouèrent dans le jeu de paume de l’Étoile,rue des Fossés-Saint-Germain, depuis 1G89 jusqu’en 1770, époque où, leurthéâtre menaçant ruine, ils vinrent s’établir dans la salle des machines du château des Tuileries . Le 9 avril 1782, l’édifice de la nouvelle salle, construite sur l’em-placement de l’hôtel de Condé, salle depuis nommée de VOdcon, étant achevé, lescomédiens français en firent l’ouverture.
Parmi les acteurs renommés pendant ce règne, on cite les sieurs Bellecour,Armand, Préville, Auger, Brisard, Molé, Le Kain ; et, parmi les actrices, les de-moiselles Gaussin, Dumesnil, Dangeville et Clairon .
En parlant, dans la période précédente, des théâtres de la capitale, j’ai citéquelques exemples d’acteurs tragiques qui se vêtirent d'habits appartenant autemps, au pays et à la dignité de ceux qu’ils représentaient sur la scène. Lesexemples étaient encore rares ; ils devinrent dans la suite plus communs. Le Kain et la demoiselle Clairon ne négligèrent rien pour se conformer à l’exactitude dueostume, si propre à augmenter l’illusion.
opéra ou académie royale DE MUSIQUE, situé au Palais-Royal . J’ai parlédans la période précédente de l’origine et du lieu de ce spectacle. Le duc d’Or-léans, régent, voulut tirer un nouveau parti de ce théâtre, et lui procurer le dou-ble avantage d’être à la fois salle de spectacle et salle de danse. Le premier bal del’Opéra fut donné le 2 janvier 1716. Telle fut l’origine de ces bals fameux.
L’édifice, le théâtre et ses dépendances éprouvèrent dans la suite un accidentfuneste. Le 6 avril 1763, dès huit heures du matin, le feu s’y manifesta. Toutela salle, l’aile de la première cour, et toutes les machines, devinrent la proie dufeu. Deux mille hommes furent employés à l’éteindre. Trois jours après, la fumées’élevait encore des souterrains de ce théâtre. En attendant la construction d’unesalle nouvelle, les acteurs s’établirent au théâtre des machines des Tuileries , et yjouèrent jusqu’en 1770.
Le roi, par lettres patentes du 11 février 1764, donna une décision qui fixa lerétablissement du nouveau théâtre de l’Opéra. Alors commencèrent, d’aprèsles dessins du sieur Moreau, architecte, les travaux de cette reconstruction surle même lieu et sur un plan plus vaste. Ces travaux furent terminés en 1770; et,Je 2 janvier de cette année, la nouvelle salle de l’Opéra fut ouverte au public,qm s’y porta avec une affluence extraordinaire. L’Opéra, qui languissait depuislongtemps, prit quelque faveur sur ce nouveau théâtre, où brillaient plusieurslalents remarquables : ceux de Dauberval , de Le Gros et de Sophie Arnould ,célèbre par la vivacité de son esprit.
En 1719, l’Opéra était encore éclairé par des chandelles; en celle année, parla munificence du fameux Lavv, on leur substitua des bougies.
hôtel des menüs DLAisiiis in; roi, situé rue Bergère. Cet hôtel se compose