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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARIS

plusieurs problèmes algébriques. On y vit, pour la première fois, un sourd-et-muet communiquer avec un aveugle. Une phrase composée par le premier,fut récitée à haute voix par le second : celui ci, à son tour, dicta par signes ausourd et muet une phrase que ce sourd et muet écrivit.

En 1790, cet établissement était situé rue Notre-Dame - des-Victoires ; en1801, il fut réuni à l’hospice des Quinze-Vingts; en 1815, il fut fixé rue Saint-Victor, dans les bâtiments de l’ancien collège des Bons-Enfants, enfin on vientde le transférer dans de vastes bâtiments, rue Masseran, construits sur les des-sins de M. Philippon. La façade principale qui regarde le boulevard des Invali-des, est décorée d’un fronton et d’un bas-relief exécutés, avec un rare talent,par M. Jouffroy.

bureau académique d’ecrituee, situé rue Coquillère. Un établissement decette nature existait déjà ; il était composé d’une communauté d’écrivains-jurés,experts, vérificateurs; sous Louis XVI , on lui donna une nouvelle consistance.Ce bureau est'aujourd’hui représenté par la Société académique d’écriture.

halles et marchés. Plusieurs halles et marchés furent institués sous le règnede Louis XVI . Je citerai d’abord le marché Beauveau, rue du faubourg Saint-Antoine, construit en 1779 par l’architecte Lenoir le Romain ; le marché Boulain-villiers, rue du Bac, établi sur l’emplacement de la halle du petit Pré-aux-clercs ;le marché Sainte-Catherine{ 1783); la halle aux cuirs, rue Mauconseil n° 34, à laplace de l’hôtel de Bourgogne; la halle aux toiles, entre les rues de la Poterie etde la Petite-Friperie, bâtie en 1786 sur les dessins de Legrand et Nulinot; et enfinle marché des Innocents , situé sur l’ancien cimetière de Innocents. Il s’étenddepuis la rue Saint-Denis jusqu’au marché aux Poirées et à la rue de la Lingerie.On commença les travaux en 1786. Le sol fut renouvelé, et pavé. Au centre dela place s'éleva une fontaine dont j’ai parlé déjà. Vers l’an 1813, on a construitautour de ce marché des galeries en bois, où les marchands sont abrités.

eaux de paris . Les concessions étaient toujours renouvelées; les machineshydrauliques ne donnaient que de faibles produits; les fontaines publiquesrestaient stériles. Cette pénurie réveilla l’attention des magitsrats de la ville.Les sieurs Perrier, en 1778, formèrent une compagnie de capitalistes; ils com-mençèrent les travaux d’un établissement, dont voici la description.

pompe a feu de uuAii.LOT, située sur le quai de Billv, n u 4. Un bâtiment so-lide fut construit (1781) sur ce quai. Un canal, pratiqué sous le chemin de Ver-sailles, reçoit l’eau du milieu de la Seine , et la conduit, sous cette maison, dansun puisard : cette eau s’élève du puisard par deux pompes à vapeur, aspiranteet foulante, destinées à se suppléer au besoin. Une de ces pompes élève l’eauà la hauteur de cent dix pieds, et la verse dans quatre réservoirs placés sur lecoteau de Chaillot; réservoirs où l'eau se clarifie, et dont chacun contient neufmille rnuids. Des canaux et des tuyaux distribuent ces eaux jusqu’aux extré-mitésdu faubourg Saint-Antoine. — Une des deux pompes élève, dans l’espacede vingt-quatre heures, 15,768 rnuids.

pompe a feu du gros-uaillou, située sur le quai des Invalides , au bout dela rue de la Pompe. Les sieurs Perrier firent établir cette seconde pompe à feupour alimenter les fontaines de la partie méridionale de la ville. La première