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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS LOUIS XVI .

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pierre en fut posée le 24 juillet 1786. Comme le sol du côté du Gros-Caillou neprésentait point d’éminence pour placer les réservoirs, on fut obligé, dans laconstruction du bâtiment, d’ajouter une tour carrée, haute de près de 70 pieds,pour y placer le réservoir des eaux élevées par cette machine. Cette pompe pro-duit en vingt-quatre heures 5040 muids.

SOCIÉTÉS ET AUTEES INSTITUTIONS.

société d’agiuulctuke, dont les séances se tiennent dans une des salles del Hôtel-de-Ville. Elle fut autorisée par un arrêt du conseil du 1 er mars 1761.Cette société s’occupe de tout ce qui peut produire le perfectionnement de l’a-griculture, et distribue tous les ans des prix et des médailles.

musée de pjlatre des KOsiEus, nommé aujourd’hui Athénée, situé rue deValois, n° 2. Ce musée tint sa première séance le 11 décembre 1781, dans unemaison de la rue Sainte-Avoie. L’objet de cette société était le perfectionnementdes éludes et des arts relatifs au commerce. On faisait des cours sur diversesparties des sciences. 11 s’y trouvait un cabinet de physique. A la mort de Pilàtredes Rosiers, en 1785, les membres de ce musée réorganisèrent la société, luidonnèrent le litre de Lycée, titre qu’elle a conservé jusqu’en 1803, époque oùce nom ayant été donné aux collèges, elle prit celui à'Athénée, qu’elle porteencore. Les savants les plus distingués de la France y ont professé tour à tour.C’est pour cet établissement que La Harpe tit son Cours de littérature , Ginguenéson Histoire littéraire de l'Italie, Fourcroy son Système des connaissances chimi-ques, et c’est encore à l’Athénée que Cuvier a fait ses belles leçons d’histoirenaturelle et d’anatomie comparée.

le club politique, établi en avril 1782, par le sieur Boyer, rue Saint-Nicaise;le Club des Américains, en 1785; la Société olympique, le Club des Arcades, et leClub des étrangers , qui siégeait au Panthéon , ou Wauxall de la rue de Char-tres, et qui, le 20 mars 1791, fut transféré dans la rue du Mail, n° 19, où l’onenseignait la géographie politique, les langues modernes, etc., et où se don-naient des fêtes, furent tous supprimés au mois d’août 1787; on excepta leLycée; la Société olympique, qui ne s’occupait que de franche-maçonnerie, futautorisée à continuer ses réunions.

société des amis de la constitution , séante dans le couvent des Jacobinsde la rue Saint Honoré. Au mois d’août 1789, plusieurs comités particuliers seformèrent à Versailles , pendant que l’assemblée des états-généraux s’y tenaitencore. Parmi ces comités se distinguait celui des députés patriotes de la pro-vince de Bretagne . Bientôt un grand nombre de députés d’autres provinces, etmême des personnes qui n’étaient point membres de l’Assemblée, se réunirenta ce comité, dans lequel fut faite la proposition de constituer les états géné-raux en Assemblée nationale : proposition qui, le 17 juin 1789, eut son exécu-tion.— L’Assemblée nationale s’étant, en octobre 1789, transférée à Paris , le co-mité breton y continua ses séances. — Au mois de novembre, une société éta-blie à Londres sous le nom de Club de la révolution de France, ayant adressé à1 assemblée nationale une lettre pour la féliciter de ses travaux, les membres

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