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une troupe d’acteurs qui jouaient des comédies, des tragédies anciennes etnouvelles. Le vendredi 20 mars 1818, un incendie très-violent le détruisit pourla seconde fois. Le 20 août suivant, sous la direction du sieur Baraguay, oncommença la restauration de ce théâtre, qui, le 1 er octobre 1819, entièrementréparé, fut ouvert au public. 11 a conservé son titre de second Théâtre-Français .
théâtre de la comédie-française, situé rue de Richelieu, n° 6, attenantau bâtiment du Palais-Royal. L’éditice de ce théâtre, commencé en 1787 parl’architecte Louis, fut ouvert au public le 15 mai 1790. Il était destiné aux co-médiens des Variétés amusantes, qui y jouèrent jusqu’en 1799. L’incendie arrivéen cette année à la salle de l’Odéon obligea les comédiens français à jouer surle théâtre des Variétés. Les principaux acteurs, Talma , madame Vestris, Grand-mesnil et autres, se transportèrent sur ce théâtre. Cet établissement régénéré,reçut le nom de Théâtre de la République, qu’il quitta plus tard pour reprendrecelui de Comédie-Française . La façade principale de ce théâtre est sur la rue deRichelieu; elle est décorée de douze colonnes doriques; au-dessus de cette or-donnance en est une autre composée d’autant de pilastres corinthiens. Tout au-tour de cet édifice , restauré par MM. Percier et Fontaine, est une galerie cou-verte et non interrompue. Le vestibule est décoré de la statue de Voltaire parBoudon, et de celle de Talma par David. Le foyer, renferme une belle collectiondes bustes des auteurs français , tragiques et comiques.
porte saint-mautin. — opéra. Le 8 avril 1781, le théâtre de l’Opéra,contigu au Palais-Royal , devint, pour la seconde fois, la proie des flammes.On s’occupa aussitôt de la construction d’un nouveau théâtre; le sieur LeNoir, architecte, en fut chargé. On choisit un emplacement près de la porteSaint-Martin, où s’élevait autrefois le magasin de la ville. Le 5 octobre suivant,après soixante-quinze jours, le théâtre fut construit et entièrement décoré.— Un soubassement à refends, orné de huit cariatides, supporte une ordon-nance de huit colonnes doriques, entre lesquelles sont les bustes de Quinault,Lulli, Rameau et Gluck ; au-dessus est un vaste bas-relief exécuté par Boquet.Les acteurs de l’Opéra jouèrent sur ce théâtre jusqu’en 1793, époque où ilsallèrent établir leur spectacle dans une nouvelle salle élevée dans la rue deRichelieu, vis-à-vis la Bibliothèque royale. Dans la salle dite de la Porte-Saint-JHartin, on joue, depuis lors, des drames, des vaudevilles et des pantomimes.
théâtre favard, des italiens ou de l’opéra-comique. Il fut, pendantle règne de Louis XVI , situé d’abord sur l’emplacement de l’hôtel de Bourgogne,rue Mauconseil, emplacement occupé aujourd’hui par la halle aux cuirs. Lesacteurs de ce théâtre étant mécontents de leur salle, il fut arrêté qu’un nou-veau théâtre serait construit sur l’emplacement de l’hôtel de Choiseul, situé surle boulevard. Les travaux commencés en 1781, sur les dessins de Heurtier,furent terminés en 1783. Par amour-propre, les comédiens pour n’ètre pointassimilés aux acteurs des boulevards, en consentant à ce que leur théâtre fûtplacé sur cette promenade, exigèrent, dit-on, que quelques bâtiments les en sé-parassent, et que la façade fût tournée du côté de la ville. Cette façade, offresix colonnes d’ordre ionique d’une grande proportion, faisant avant corps.Les acteurs italiens y jouèrent jusqu’en 1797, époque où des réparations néces-