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jamais eue. Pour diminuer l’odieux de cel établissement et de son autorisation,le sieur de Sartines ordonna que les produits qui en résulteraient seraientemployés à des œuvres de bienfaisance, à la fondation de quelques hôpitaux.
Douze maisons de jeux privilégiées restèrent ouvertes jusqu’à l’époque de larévolution. Elles furent alors supprimées. Des établissements du même genrefurent fondés depuis, avec l’autorisation du gouvernement : il existait à Paris ,en 1818, neuf maisons de jeux; une loi spéciale ordonna leur clôture à partir du1 er janvier 1838.
mont-de-piété , situé rue des Blancs-Manteaux, n° 18, et rue de Paradis, n°7,organisé en 1777 à l’instar des monts-de-piété d’Italie . Le but de cet établissementest le prêt sur gage. On donne à l’emprunteur les deux tiers de l’estimation desobjets qu’il met en gage, et pour les matières d’or et d’argent les quatre cin-quièmes de la valeur de leur poids. L’hôtel du Mont-de-Piété est très-vaste.En 1781, on commença à construire une très-grande partie du^ bâtiment. En1786, ces travaux furent terminés. En cette année, on y comptait plus de qua-rante mille montres, et tous les autres gages en proportion. Quinze millionsenviron y étaient en circulation.
SPECTACLES.
tiiéatre de l’odéon. Pendant que les comédiens de ce théâtre jouaient pro-visoirement dans la salle des machines, au château des Tuileries, on faisait plu-sieurs projets pour leur construire une salle nouvelle. Après plusieurs hésita-tions , et surtout après beaucoup d’intrigues, en 1779, on jeta les fondations dunouveau théâtre sur l’emplacement de l’hôtel de Condé, que le roi venait deretirer de la ville pour le donner à Monsieur. Les travaux de ce bâtiment furentterminés en 178-2 par les sieurs de Wailly et Peyre l’aîné. Ce théâtre fut ouvertau public en cette année, et prit le titre de Théâtre-Français. La salle présen-tait 1913 places.
11 existait parmi les acteurs des dissensions occasionnées par la différencedes opinions politiques; elles éclatèrent. Quelques comédiens furent empri-sonnés. En 1793, de nouvelles querelles s’étant élevées entre les acteurs, l'au-torité fit fermer la salle. Les comédiens erraient de théâtre en théâtre ; Talma ,Grandménil et Dugazon s’installèrent au Palais Royal sur le théâtre des Varié-tés. Les acteurs qui restèrent au faubourg Saint-Germain prirent le titre deThéâtre de la Nation. Le 18 mars 1799, ce dernier théâtre fut détruit par un nou-vel incendie. Alors les comédiens du Théâtre-Français jouèrent sur le théâtredu Palais-Royal, qu’on nommait Théâtre des Variétés . Ce théâtre fut en 1807 en-tièrement réparé par Chalgrin, et concédé au sénat conservateur. Chalgrin , enrestaurant cet édifice, surmonta le fronton de la façade par un attique, et ducôté de la rue de Vaugirard, ajouta un rang d’arcades à l’édifice.
Sous l’empire de Napoléon , ce théâtre joignit au titre d ’Odéon celui de Théâ-tre de l’Impératrice. On y donnait des comédies et des opéra-buffa. Picard, au-teur dramatique distingué, en était le directeur, et y jouait ses propres pièces.Le théâtre de l’Odéon devint le second Théâtre-Français . Il fut occupé par