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mes. En 1791, on voit les Parisiens préférer la redingote à l'habit; des cordons,aux larges boucles des souliers; on les voit porter leur chapeau sur la tête etnon sous le bras, renoncer à la poudre, au supplice d’une belle coiffure, secontenter de leur chevelure naturelle, et ne porter l’épée que pour la défensede leur pays. Les femmes prirent des chapeaux et eurent le bon esprit de sesoustraire à la gêne de leurs talons hauts. Le rouge dont elles s’enluminaientencore le visage disparut insensiblement; il ne fut plus employé que sur lascène, ou pour cacher les rides et la pâleur de la vieillesse.
A Paris , on dînait à deux heures, le spectacle commençait à cinq, et se ter-minait à neuf. Cet ordre de choses fut dérangé par un changement introduitdans les administrations. Les employés travaillaient dans leurs bureaux depuisneuf heures jusqu’à midi, y rentraient à trois heures pour y rester jusqu’à neuf.Cn jugea que le Iravail du soir était [Mus dispendieux qu’utile : on le supprima,et on établit une seule séance, depuis neuf heures du matin jusqu’à quatre heuresaprès midi. Ce changement en amena d’autres auxquels la généralité de la po-pulation se conforma bientôt. On dîna à quatre heures, à cinq et même à sixheures. Les spectacles commencèrent à sept, et finirent à onze heures ou àminuit. Le déjeuner se fit à l’heure du dîner, et le dîner à l’heure du souper (11.
PAULS SOCS LA CONVENTION.
Le 21 septembre 1792, s’ouvrit la session de l’Assemblée conventionnelle.Les factions qui, dans les premiers jours de ce mois, avaient suscité les massa-cres des prisonniers, attaquèrent à diverses reprises et par tous les moyensimaginables, la majorité de cette Assemblée. A force de renouveler leurs coups,ces factions réunies parvinrent, dans la journée du 2 juin 1793, à faire arrêterles membres les plus influents de cette majorité, à les faire décréter d’accusationet traduire au tribunal révolutionnaire. Puis, le 3 octobre suivant, d’après lerapport d’Amar, elle décréta pareillement quarante-quatre autres députés, etordonna l’arrestation de soixante-onze, obligea plusieurs à se retirer, à se ca-cher. Ainsi elle diminua la majorité de plus de cent cinquante de ses membres:la minorité devint la majorité. Alors un des chefs de ces attenl ts, Hobespierre,espérant en retirer tous les fruits, et ne trouvant plus d’obstacles à ses projetsambitieux, devint dictateur de fait, soumit tout à sa volonté, et régna par la ter-
(1) Du temps de François 1 ", on dînait Ji neuf heures du matin et l’on soupait à cinq heures du soir,suivant cette rime :
Lever à cinq, dîner à neuf,— Souper à cinq, coucher à neuf, — Fait vivre d’ans nouante et neuf.
Sous Louis XII , on dînait à huit heures du malin; mais, pour plaire ii sa [dernière femme, ce roichangea son régime et dîna à midi ; et, au lieu de se coucher à six heures du soir, il se couchait sou-vent à minuit. Ce régime nouveau ne lit pas fortune à la cour de France : on continua, après la monde cc[roi, fi diner à neuf ou dix heures du malin, et à souper à cinq ou six heures du soir. Sous Henri 1 v.la cour dinaiÇà onze heures du matin ; sous Louis XIV , à la même heure. Ainsi aujourd'hui on déjeuneà l'heure il laquelle on dinait autrefois, et l’on dine à l’heure du souper.