SOUS LA CONVENTION.- 577
Les établissements qui m’occupent se divisent en plusieurs classes : l u leshôpitaux consacrés au traitement des maladies curables : on les distingue en hô-pitaux généraux, au nombre de huit, et en hôpitaux spéciaux, au nombre de six;dans chacun d’eux, il y a un service de médecine et de chirurgie; 2° les hospices,asiles ouverts à l’indigence et à la vieillesse, ou à des malades non curables; on encompte huit ; 3° les maisons de retraite, qui ont la même destination, mais où lespensionnaires ne sont reçus qu’en payant : il y en a trois seulement. Nous allonspasser en revue ces divers établissements :
hotel-dieü et annexe, situé au parvis Notre-Dame. Son origine, son accrois-sement, son état passé et présent ont été décrits. Nous dirons seulement que, dansces dernières années, on a fait subir de grandes améliorations aux bâtiments de1 Hôtel-Dieu . Les constructions du Pont-au-Double ont été démolies, les deux bâ-timents qui bordent la rivière ont été réparés ; le quai Montebello, prolongé par ledédoublement du corps de logis Saint-Charles ; une nouvelle maison parallèle a étébâtie rue du Fouarre. Ces travaux ont diminué le nombre des lits, qui se trouventréduits à 810. Alors on a établi une annexe à l’Hôtel-Dieu, rue de Charenton, 19,et on y a disposé 300 lits. En 1845, on a eu, à l’Hôtel-Dieu , 365,738 journées demalades, et l’annexe, 136,392.
hôpital de la pitié, situé rue Copeau, n° 1, au coin de la rue du Jardin- des-Plantes . J’ai déjà parlé de cette maison que pendant la Piévolution on nommales Élèves de la Patrie. En janvier 1809, les orphelins de la Pitié furent transférésdans l’établissement du faubourg Saint-Antoine, et leur maison fut destinée à ser-vir d’annexe à l’Ilôtel-Dieu. On y compte 620 lits; en 1845, il y a eu 263,007 jour-nées de malades.
hôpital de la charité, rue des Saints-Pères. J’ai parlé, sous le règne deHenri IV , de cinq frères de la Charité qui vinrent s’établir près de la chapelle deSaint-Pierre, dite Saint-Père. Marie de Médicis leur lit construire, près de cettechapelle, ornée en 1784 d’un porche dans le goût de Pestum , un hôpital etune maison, et les dota. Cet hôpital, pendant la Révolution, prit le nom d 'hospicede l’Unité; il a repris, depuis 1815, la dénomination d’hôpital de la Charité.La façade de cet hospice, qui a reçu de grandes restaurations dans ces dernierstemps, donne sur la rue Jacob et a été décorée d’une manière convenable. Les re-ligieux de cette maison en occupaient une grande partie, et le nombre des litsdestinés aux malades serait resté au même état qu’il était lors de la fondation,si la piété de quelques particuliers n’était venue les augmenter. Deux professeursde la Faculté de médecine y font des cours, l’un de clinique interne, l’autre de cli-nique externe. Le nombre des lits est de 492 ; on a compté 210,312 journées demalades en 1845.
hôpital saint-antoine, rue du faubourg de ce nom, établi dans les bâtimentsde 1’ ancienne abbaye de femmes, de Saint-Antoine-des-Champs. Cette abbaye fut,en janvier 1795, convertie en hôpital. Le nombre des salles étant insuffisant, oncommença, en 1799, la construction d’une aile de bâtiment. Il a 320 lits, et a eu146 019 journées de malades en 1845.
HOPITAL NECKER, ci-devant COUVENT DES BÉNÉDICTINES DE NOTRE-DAME -DEliesse, rue de Sèvres, en face du n° 112. Le couvent des Bénédictines était sup •
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