578 .HISTOIRE DE PARIS
primé en 1779, lorsque M me Necker en loua l’emplacement et y fonda un hôpital.Louis XVI concourut à cet établissement utile qui porta d’abord le nom d 'Hospicede Saint-Sulpice et du Gros-Caillou. Pendant la Révolution, cette maison reçut lenom d’Hospice de l'Ouest; et depuis quelques années, elle porte celui de sa fonda-trice. Les bâtiments primitifs n’étant point construits pour un hôpital, il en estrésulté plusieurs inconvénients contraires à la salubrité ; inconvénients qu’on a faitdisparaître en grande partie dans les années 1802 ou 1803. Cet hôpital renferme329 lits, et a eu, eu 1845, 146,784 journées de malades.
hôpital cochin , rue du Faubourg-Saint-Jacques, près de l’Observatoire.11 porta d’abord le nom d 'Hospice de Saint-Jacques-du-Haut-Pas ; sa constructionfut commencée en 1780, et terminée en 1782 Sa fondation est due à la bienfai-sance de M. Cochin , ancien curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Le conseil des hos-pices a donné à cet établissement le nom de son fondateur, dont il a fait placer lebuste en marbre dans la salle principale. Cette maison contient 130 lits, et a eu,en 1845, 59,225 journées.
hôpital de iseaujon'. Nous avons dit ce qu’il importait de savoir sur la fon-dation de cette maison. Avec les fonds donnés par M. Trabuchi, on a bâti unnouveau corps de logis. Il y a, à Reaujon, 419 lits, et il y a eu, en 1845, 173,706journées de malades.
hôpital saint-louis , situé rue des Récollets, n° 2. J’ai parlé de l’origine decet hôpital fondé pour recevoir les personnes atteintes de maladies contagieuses.L’architecte a établi une double enceinte de murailles, lesquelles sont entou-rées de doubles cours qui interceptent toute communication avec la ville. Cethôpital était le plus beau de Paris . Il ne renfermait cependant pas un nombre demalades en proportion avec son étendue et ses ressources. Il n’était ordinai-rement peuplé que de six à sept cents individus : en 1787, on n’y comptait que300 lits; deux malades et quelquefois trois partageaient la même couche. Pendantquelques années de la Révolution, il fut nommé Hospice du Nord. Dans lesannées 1801, 1802 et suivantes, on a exécuté des améliorations considérablesOn peut y prendre deux cents bains par jour ; on y a ausssi établi des douches.Cet hôpital est destiné aux maladies chroniques, à la teigne, à la gale, auxdartres, etc., et renferme 800 lits; il a compté, en 1845, 326,670 journées demalades.
hôpital nu midi, rue et ancienne maison des Capucins, quartier de l’Observa-toire. Sous Louis XIV , on envoyait à Ricêtre les malades vénériens. Ils couchaientjusqu’à huit dans le même lit ; ou plutôt les uns restaient étendus par terre, depuishuit heures du soir jusqu’à une heure du matin, et faisaient alors lever ceux quioccupaient le lit pour les remplacer. Vingt ou vingt-cinq lits servaient ordinaire-ment à deux cents personnes, dont les deux tiers mouraient. Ce n’est pas tout : lesmalades devaient être, d’après les arrêtés de l’administration, châtiés et fustigésavant et après leur traitement. Cet horrible état de choses subsistait au dix-huitièmesiècle, et M. Cullerier cite une délibération de l’an 1700, qui renouvelle expressé-ment l’ordre de fustiger ces malades.
En 1784, on destina l’ancien couvent des Capucins du faubourg Saint-Jacquesà servir d’hôpital pour les vénériens. La maison fut réparée suivant les besoins