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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARIS

ne pouvait être admis dans aucune de ces classes qu’après avoir passé à l’ÉcolePolytechnique . Tels furent l’origine et l’état de cette école sous les gouvernementsconventionnels et directorial. Sous le gouvernement impérial, l’École Polytechni-que subit quelques altérations : le nombre des élèves fut réduit à deux cent qua-tre-vingt-dix, et le temps des éludes à deux ans. En 1816, d’autres modificationsont été apportées à cet établissement, qui, depuis 1830, est dans les attributionsdu ministère de la guerre.

Dans ces dernières années on a ajouté divers corps de bâtiment à l’ancienétablissement, et l’on a élevé, rue Descartes, un pavillon décoré de sculptures etdestiné à loger divers employés.

ARCHIVES NATIONALES , depuis ARCHIVES DE L’EMPIRE, enfin ARCHIVES DUroyaume, situées successivement dans les bâtiments des Capucins, dans ceuxdes Tuileries, au Palais-Bourbon , et enfin à l’hôtel de Soubise (1809).

Quoique ces archives eussent été établies sous l’Assemblée constituante , en1790, je place cependant cet établissement sous la Convention, parce que c’estde cette Assemblée qu’il reçut une consistance qu’il n’avait pas encore obtenue.A la tête des archives fut placé le sévère et savant Camus. La Convention renditplusieurs lois pour l’organisation des archives nationales, et notamment celle du2 novembre 1793, qui met sous la surveillance immédiate de l’archiviste de laRépubique deux sections nommées, l’une archives judiciaires, et l’autre archivesdomaniales. Les archives judiciaires furent déposées dans trois longues sallessituées au-dessous de la voû'e de la grande salle du Palais de Justice, où ellesexistent aujourd’hui. Les archives domaniales étaient au Louvre en 1794 ; ce dépôtfut dans la suite réuni aux archives du royaume.

Les archives, proprement dites, se composent de l’ancien Trésor des chartes,d’environ quatre-vingts volumes in-folio manuscrits, contenant les actes de dif-férents règnes, depuis Philippe-Auguste ; d’une infinité de pièces provenant dediverses archives des villes et des monastères; du dépôt topographique, des ar-chives domaniales, judiciaires, administratives et législatives. Ces archives furentconsidérablement, accrues de celles des puissances vaincues par Bonaparte ; trésorqu'il fallut restituer lorsque la victoire cessa de nous être favorable. Toutes lesarchives du royaume sont sous la dépendance de celles de Paris .

institut de France, situé dans les bâtiments du ci-devant collège Mazarin ,quai de la Monnaie. Le lieu de ses séances est l’ancienne église de ce collège.Les sociétés savantes ou littéraires, établies sous les règnes de Louis XIII et deLouis XIV étaient dissoutes ou désertées. La Convention s’occupa de lesrétablir sur un meilleur plan. En 1795, elle fixa l’organisation de l’Institut;il fut alors divisé en trois classes : la première, sciences physiques et mathéma-tiques; la seconde, sciences morales et politiques ; la troisième, littérature et beaux-arts. En 1803, Bonaparte apporta quelques changements à cet ordre de choses;il divisa l’Institut en quatre classes : la première classe comprit, les sciencesphysiques et mathématiques, et fut composée de soixante-trois membres; —la seconde, qui eut pour objet la langue et la littérature françaises, se com-posa de quarante membres; — la troisième, celle de l’histoire et de la littéra-ture anciennes, fut composée de quarante membres, huit associés étrangers et