583
SOUS LA CONVENTION,marmite à la Rumfort, un fourneau pour les soupes, une pharmacie, une écoledestinée aux filles; et toutes sont desservies par plusieurs sœurs de la Charité oude Sainte-Marthe. Quelques-unes ont des écoles de filles et de garçons; quelquesautres ont des lits ou couchent des femmes vieilles et infirmes; c’est dans cespetits hospices qu’elles attendent le moment d’être admises dans les grands.Telles sont les maisons situées rue Notre-Dame-des-Vicloires, rue du Crucifix-Saint-Jacques, rue du Cloître-Saint-Merri, rue des Poitevins, etc.; il en est oùsont établis des ateliers de couture ; telle est la maison de secours située rueSaint-Antoine, passage Saint-Pierre, et celle du cul-de-sac Férou. En 1845, on asecouru à domicile 84,000 indigents, et on a dépensé pour eux une somme quise monte à 1,411,569 francs.
pharmacie centrale, dans l’emplacement de l’ancienne communauté desMiramiones, rue et quai de la Tournelle, n» 5. Là se préparent et se distribuenttous les médicaments dont les maisons hospitalières ont besoin.
école normale, établie en vertu de la loi du 30 novembre 1795, dans l’am-phithéâtre du Jardin des Plantes. L’objet de la Convention nationale , dans cetteinstitution, était de former des professeurs et d’apprendre l’art d’enseigner.Les savants Lagrange, Laplace, Monge, Haiiy, Daubenton, Berthollet, Thouin,Buache, Mentelle, Volney, Bernardin de Saint-Pierre , Sicard, Garat, La Harpe,y ont professé les sciences qui leur étaient le plus familières; leurs coursn’étaient point écrits; ils les prononçaient de vive voix; mais des sténogra-phes les recueillaient, puis on les faisait imprimer et publier. On en usait demême dans des discussions qui s’établissaient entre les professeurs et lesélèves. Cette institution eut des commencements illustres et brillants; mais,après une existence de plusieurs mois, elle fut supprimée. En 1808, quand Na-poléon fonda une Université pour toute la France , il fut créé une École normaledes travaux publics, destinée à un nombre déterminé de jeunes gens quiétaient entretenus pendant trois ans et instruits dans l’art d’enseigner lesautres. Cet établissement, situé d’abord rue des Postes, n° 26, puis au collègedu Plessis, va être transféré dans un vaste édifice que Ton achève rue d’Ulm.
école polytechnique, située rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, n° 55,dans les bâtiments de l’ancien collège de Navarre. Un décret de la Conventionnationale , du 11 mars 1794, créa Y École Centrale : c’est le nom qui fut d’aborddonné à cette école. Un décret du 1 er septembre 1795 attribue à cette école lenom de Polytechnique , et règle ce qui est relatif à l’admission et à l’examen desélèves Les leçons y ont commencé le 21 décembre 1794. D’après le rapport dureprésentant Prieur, de la Côte-d’Or, 18 juin 1795, la Convention nationale décréta que la commission des travaux publics serait entièrement chargée demaintenir l’organisation et d’entretenir le service de cette école. Elle était, dèsson origine, destinée à former des élèves pour remplir les places d’officiers dugenie, d’ingénieurs des ponts et chaussées, d’ingénieurs géographes, d’ingénieursdes mines et d’ingénieurs constructeurs pour les vaisseaux. La loi du 22 octobre1795 mit cette école sous l’autorité du ministre de l’intérieur, et fixa le nom-bre des élèves à 368, et à trois ans le cours complet des études de cette école.Les places, dans les diverses classes du génie, furent données au concours, et Ton