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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARIS

tite galerie du Louvre , de galerie des Peintres et de galerie d’Apollon ; elle futbâtie sous le règne de Henri IV . Le 10 février 1661, au moment où on y prépa-rait un théâtre sur lequel Louis XIV devait danser avec toute sa cour, un in-cendie en détruisit une grande partie. Ce roi la fit réparer, et le plafond futpeint d’après les dessins du célèbre Lebrun, qui n’eut pas le temps d’achevercet ouvrage. On donne à cette galerie le nom d’Apollon à cause des sujets depeinture qu’offrait son plafond. — Sous le Directoire elle fut destinée à contenirdes dessins originaux, esquisses, gouaches, pastels, émaux, miniatures, vasesétrusques et curiosités. — Le nombre de ces dessins s’élevait à environ onzemille. En 1797, on exposa, pour la première fois, une partie de ces_ dessins etplusieurs autres objets de curiosité. Dans la suite, cette collection fut enrichiede plusieurs cartons de Jules Romain et du Dominiquin , d’une infinité de bronzesantiques, etc. ; dans le salon situé à l’extrémité de cette galerie, on voit un grandnombre d’objets rares, précieux, et de curiosité. Ce musée, en 1815, a été enpartie dépouillé comme le précédent. Toutefois, la collection des dessins desmaîtres s'est enrichie depuis, et est déposée dans la partie du Louvre consacréeautrefois au Conseil d’Etat . Quant aux antiquités, bronzes, vases, ustensiles,ils forment ce qu’on appelait le Musée de Charles X , dans l’aile nord ou le vieuxLouvre.

musée d’artillerie , situé dans l’ancien bâtiment des Jacobins de la rueSaint-Dominique. Ce musée, qui est composé d’une grande partie des armesconservées tant au garde-meuble de la couronne que dans le cabinet des armu-res du château de Chantilly et dans d’autres dépôts, renferme une immensequantité d’armes de toute espècce, de tous les temps et de tous les pays; on yvoit plusieurs armures des rois et des principaux personnages de France . Cettecurieuse et riche collection, outre des milliers de fusils, sabres, épées et poignards,masses d’armes ou assommoirs, etc., offre en outre divers objets rares et sin-guliers, des canons de toutes les époques, et la fameuse chaîne qui fermait leDanube . — Ce musée, en 1815, a éprouvé un désastre qui l’a presque entière-ment anéanti. En partie encaissé et transporté, en 1814, au delà de la Loire, ilfut rétabli pendant les Cent-Jonrs ; et bientôt après il devint la proie des Prus-siens, nos alliés, qui en ont emporté près de cinq cent quatre-vingts caisses.Si un ministre n’avait pris des mesures promptes et adroites pour soustraire lespièces les plus précieuses de cette collection à l’avidité des alliés, il n’en resteraitpresque rien. Malgré les perles qu’il a éprouvées encore en 1830, ce musée esttrès-riche et offre un puissant intérêt.

musée des monuments français, établi dans les bâtiments du couvent desPetits-Augustins, rue des Petits Augustins, n» 16. Lorsqu’en 1790 l’Assembléeconstituante eut déclaré les biens du clergé propriétés nationales, on s’occupade la conservation des monuments contenus dans les édifices religieux. Unecommission des monuments, composée de savants et d’artistes, fut spécialementchargée de ce soin. Les bâtiments des Petits-Augustins furent choisis pour re-cevoir les tableaux, les châsses, les tombeaux et les monuments de sculpture.M. Alexandre Lenoir , le 4 janvier 1791, en fut nommé conservateur. Cet ar-tiste s’occupa de ranger les monuments par ordre d’âge. Plusieurs décrets