sortie d’une coquille au-dessus de laquelle est une tête couronnée de fruits,qui, la bouche ouverte, semble s’efforcer, mais vainement, de se désaltérer avecl’eau dont cette coquille est pleine. — Fontaine ou Château-d' Eau du boulevardSaint-Martin. Elle fut terminée en 1810. Sa construction et le jeu de ses eauxprésentent une forme pyramidale. Une gerbe volumineuse jaillit d’une cuvettesupérieure, y retombe, puis ses eaux se versent dans une seconde cuvette, d’oùelles sont versées dans une troisième, et enfin dans le bassin. Quatre socles di-visent le bassin circulaire; sur chacun de ces socles sont posés des lions en ferfondu, qui de leur gueule lancent huit jets d’eau.
ÉGOUTS DE PARIS.
La Seine et la Rièvre, dans la partie méridionale de Paris , la Seine et le ruis-seau de Mesnilmontant, dans la partie septentrionale de cette ville, recevaientl’écoulement des eaux pluviales. Lorsqu’on eut creusé des fossés autour des mu-railles de Paris , ces fossés servirent d’égouts. Quelques parties, aujourd’huivoûtées, conservent encore la direction des fossés : telle est notamment la partiede l’égout, qui, de la rue de l’École de Médecine, se jette dans la Seine , au-dessusde l’Institut ou du Collège Mazarin .
Hugues Aubriot, prévôt de Paris vers l’an 1370, fut le premier qui fit couvrirde maçonnerie une partie de la rigole qui se jetait dans le ruisseau de Mesnil-montant. Avant 1412, il existait un égout couvert sous la rue Saint-Antoine,qui versait ses eaux dans les fossés de la Rastille. On le détourna en cette année,et on le dirigea à travers la culture Sainte-Catherine, par la rue des Égouts etcelle de Saint-Louis, à l’extrémité de laquelle on le retourna à l’ouest parallè-lement aux murs de l’enclos du Temple. Arrivé à la porte de ce nom, il recevaitun autre égout qui venait de la rue Saint-Denis, et suivait la rue du Ponceau etcelle du Verthois. Ces deux égouts étaient à découvert ; on établissait de pe-tits ponts aux endroits où le passage public l’exigeait, et la rue du Ponceaudoit son nom à un de ces ponts. — Les eaux du quartier des halles se rendaientau ruisseau de Mesnilmontant, en suivant la rue actuelle du Cadran. L’égoutvoûté de la rue Montmartre se versait dans le ruisseau de Mesnilmontant,nommé alors le grand égout de la ville. Les choses restèrent en cet état jusqu’en1605 : à cette époque, François Miron, prévôt de Paris , fit à ses dépens , voûterl’égout du Ponceau, depuis la rue Saint-Denis jusqu’à la rue Saint-Martin. Sousle règne de Louis XIII , la longueur totale des égouts voûtés était de 2,354 mè-tres, et celle des égouts découverts de 7,876 mètres.
Dans l’intervalle de 1663 à 1671, on s’occupa plus sérieusement que jamais dela salubrité de Paris ; on fit voûter quelques égouts. On construisit l’égout del’Hôtel des Invalides , qui traverse l’esplanade et se jette dans la Seine . En 1714on répara l’égout de la Vieille rue du Temple ; en 1718, on reconstruisit celui dela rue Saint-Louis. On ordonna, en 1722, le creusement d’un grand égout entrele Calvaire et le Ponceau de Chaillot; mais ce ne fut que dans les années 1737et 1740 que les travaux du grand égout furent commencés et achevés.
En 1734, on avait voûté la partie inférieure de l’égout Montmartre ; en 1754,