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SOUS NAPOLÉON BONAPARTE,on exécuta celui de UÉcole—Militaire, à travers le Champ de Mars , et ceux de larue Saint-Florentin et de la place Louis XV. Ceux qui entourent le Palais-Royaldatent du temps où fut construit cet édifice; ils se jettent dans l’égout de laplace du Carrousel, reste des fossés de l’enceinte de Charles VI .
Le grand égout commence Vieille rue du Temple ; depuis ce point il entoureune grande portion de la partie septentrionale de Paris , et se prolonge, en sui-vant l’extrémité des Champs-Elysées , jusqu’au quai de Billy, au bas de Chaillot,où il se jette dans la Seine . Dans son cours, il reçoit un grand nombre d’égoutsmoins considérables, dont je ne parlerai pas. Depuis le commencement de cesiècle, on a bâti, sous le sol de Paris , un grand nombre d’égouts voûtés; leurdéveloppement total est actuellement de 119,745 mètres.
PARIS SOUTERRAIN.
catacombes , dont la principale entrée est dans la cour du pavillon ouest dela barrière d’Enfer ou d’Orléans. Les pierres des anciens édifices de Paris furentanciennement tirées des carrières ouvertes sur les bords de la rivière de Bièvre,au faubourg Saint-Marcel, à l’emplacement des Chartreux et du Mont-Parnasse.Il paraît qu’au commencement du quatorzième siècle, on entreprit d exploiter lesbancs calcaires des carrières situées sous le faubourg Saint-Jacques et sur lesterritoires de Mont-Souris et de Gentilly. Ces exploitations, pendant plusieurs siè.des, se firent sans surveillance et au gré des entrepreneurs, qui fouillèrent fortavant sous la ville. L’Observatoire, le Luxembourg , l’Odéon, le Val-de-de-Grâce,le Panthéon, l’église Saiut-Sulpice, les rues Saint-Jacques , de la Harpe, de Tour-non, de Vaugirard, etc., fondés sur le vide de ces carrières immenses, sont, pourainsi dire, suspendus sur des abîmes.
A la fin de 1776, le gouvernement ordonna une visite générale, et la levée desplans de toutes les excavations. Cette visite procura la certitude, dit M. Héri-cart de Thury, c< que les temples, les palais, et la plupart des voies publiques» des quartiers méridionaux de Paris étaient près de s’abîmer dans des gouffres» immenses; que le péril était d’autant plus redoutable, qu’il se présentait sur» tous les points. » En 1777, fut créée une compagnie d’ingénieurs, spécialementchargée de consolider toutes les excavations, ainsi qu’une administration géné-rale des carrières. — Depuis cette époque, on n’a point suspendu les travauxsouterrains qui continuent encore. C’est dans une partie de ces souterrainsqu a l’exemple des villes de Rome, de Naples , etc., on a établi des Catacombesou ossuaires composés de tous les ossements du cimetière des Innocents etd’autres cimetières de Paris . Voici les causes de cet établissement :
Le cimetière de l’église des Innocents servait à plus de vingt paroisses deParis ; depuis près de mille ans, les générations venaient successivement s yengloutir. Le voisinage en était infecté. A la suite de longues et vives réclama-tions le conseil d’État ordonna, en 1785, que l’emplacement de ce cimetièrechangerait de destination et serait converti en marché public.
Les inscriptions des Catacombes attestent que la première translation se fit àpartir du mois de décembre 1785, jusqu’en janvier 1788. Dans la suite, pendant