SOUS NAPOLÉON BONAPARTE. 609
par l’effet des événements politiques, la construction de cette galerie qui devaitjoindre le Louvre aux Tuileries fut suspendue.
auc de triomphe de i.a place dû carhousel. Ce monument, placé à laprincipale entrée de la cour des Tuileries , fut fondé en 1806 et construit sur lesdessins de MM. Percier et Fontaine. Cet arc de triomphe, élevé à la gloire desarmées françaises , a 1 4 mètres 60 centimètres de hauteur; sa largeur est de17 mètres 60 centimètres, et son épaisseur de 10 mètres. 11 présente de face troisarcades. Les flancs de cette construction sont percés, chacun, par une autrearcade dont la direction se correspond de l’un à l’autre. Chacune des deux facesest ornée de huit colonnes corinthiennes de marbre rouge de Languedoc , dontles bases et chapiteaux sont en bronze. A l’aplomb de ces colonnes et au-devantde l’attique, sont placées autant de statues de militaires français , de diversesarmes. L’attique est surmonté par un double socle, sur lequel s’élevait un qua-drige, en plomb doré et de forme antique, ouvrage de Lemot. A ce char étaientattelés les quatre chevaux de bronze, jadis dorés, conquis à Venise . Ce char videattendait la statue de Napoléon ; les événements n’ont pas permis de l’y placer.Six bas-reliefs en marbre ornent les faces de cet arc triomphal, dont les sujetssont relatifs à la campagne de 1805. On le dépouilla des quatre chevaux antiquesen 1815; mais en 1836 on a replacé sur ce monumentun autre quadrige, ouvrageen bronze du sculpteur Bosio .
arc de triomphe de l'étoile, situé hors de la barrière de Neuilly et aucentre de la vaste place circulaire appelée l 'Etoile. Le sieur Chalgrin , architecte,a fourni les dessins primitifs de cet édifice qui a coûté des travaux et des sommesimmenses. La première pierre en fut posée le 15 août 1806. Quelques-unes de sesparties s’élevaient à peine au-dessus du sol, lorsque, le 1 er avril 1810, Marie-Louise ,fille de l’empereur d’Antriche, lit son entrée solennelle à Paris . Pour recevoirdignement cette princesse et lui donner une grande idée de la capitale de l’em-pire français , on la fit entrer par la route de Neuilly. L’arc triomphal parut alors,au moyen de charpentes et de toiles peintes, avec toute la magnificence qu’ildevait avoir lors de son entier achèvement.
Les fondations de ce monument exigèrent des travaux considérables. Les cou-ches calcaires du sol n’offraient point de solidité. On fut obligé, après avoircreusé à 24 pieds de profondeur, de former un sol factice qui pût supporter sansdanger l’énorme poids de cette construction ; ce sol factice fut composé de plu-sieurs assises en pierre de taille de grande dimension; chacune de ces assisesétait disposée de manière que les joints des pierres de l’une ne correspondaientpoint avec ceux des assises qui lui étaient inférieures et superposées. Les pierresde ces assises présentaient des formes irrégulières, et les angles saillants desunes étaient reçus dans les angles rentrants des autres. Sur cette basse solides’éleva l’arc triomphal, un des plus colossaux que l’on ait jamais bâtis dansaucun pays.
Napoléon Bonaparte opéra, dans les administrations de Paris et de la France ,plusieurs changements qu’il jugea nécessaires à ses desseins. Il fit revivre lesvieilles habitudes des cours, l’étiquette, le cérémonial, les préséances, et cestitres A’altesse, de grandeur, d’ excellence , qui ne rendent ni plus grands ni mcil-
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