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leurs ceux qui les portent, et il créa une noblesse héréditaire, institution qui avaitété la cause principale de la révolution française .
LES CENT-JOURS, LA RÉVOLUTION DE JUILLET.
Le système de réaction organisé par le gouvernement de Louis XVIII contreles institutions de la Révolution et de l’Empire, l’avénement au pouvoir des ser-viteurs de l’émigration, les envahissements du clergé firent s’évanouir les espé-rances que la France avait fondées sur le retour des Bourbons.
Au milieu de ces circonstances, Napoléon jugea que l’état des esprits en France pouvait lui être favorable ; il résolut de tenter la fortune.
Il quitte l’île d’Elbe, à la tête d’un millier de soldats, débarque à Cannes le1 er mars 1815, traverse les provinces du Midi au milieu des acclamations deshabitants, reçoit partout la soumission des troupes, et marche triomphalementsur Paris. Louis XVIII n’était pas en mesure de résister à cette invasion; lafamille des Bourbons quitta tristement les Tuileries le 19 mars, et se retira àGand. Le lendemain, Napoléon entrait dans Paris et occupait de nouveau le palaisdes Tuileries . Bientôt la guerre avec les puissances étrangères était engagée,et la bataille de Waterloo amenait une seconde fois la déchéance de l’empe-reur. On sait le départ de Napoléon pour Rochefort, et sa fin dans l’île Sainte-Hélène.
Napoléon II avait été reconnu par la chambre des représentants; mais cen’était pas là ce que voulaient les puissances alliées. Les Anglo-Prussiens netardèrent pas à arriver sous les murs de Paris : l’armée française , commandéeparDavoust, était assez forte pour tenir tète à cette invasion étrangère; maisla trahison l’emporta sur le courage. Davoust signa une capitulation; l’arméeimpériale se retira derrière la Loire . Les ennemis entrèrent dans la capitalele 5 juillet 1815, la traitèrent en ville conquise, et rappelèrent Louis XVIII ,qui arriva aux Tuileries le 8 du même mois. Une sorte de terreur sembla orga-nisée dans Paris et les départements, pendant les premiers temps de la secondeRestauration; plusieurs généraux payèrent de leur vie le concours dévouéqu’ils avaient prêté à Napoléon , et plusieurs conventionnels furent obligés d’allerexpier en exil, hors de leur patrie, la part qu’ils avaient prise aux actes du gou-vernement révolutionnaire. La confiance et la tranquillité ne furent réellementrétablies qu’en 1817, après que les armées étrangères eurent évacué le territoirefrançais .
La ville de Paris commençait à recueillir les bienfaits de la paix ; le commerceet l’industrie entraient dans une ère de prospérité qui allait toujours gran-dissant, quand, le 13 février 1820, le duc de Berry, au moment où il sortait del’Opéra, fut assassiné par Louvel. Le gouvernement, dès lors, entra dans un