617
SOUS NAPOLÉON BONAPARTE.
Autour de l’église sont huit chapelles latérales, décorées de vitraux peints, dontl’exécution est due au talent de M. Maréchal, de Metz. Le chœur est orné destalles en bois, élégamment sculptées par MM. Millet et Derre. Quant au maître-autel, c’est un ouvrage de M. Bosio neveu. Sur les portes de bronze qui fermentl’entrée principale du monument, M. Farochon a figuré Jésus-Christ, les Apôtreset les Vertus Théologales . Sous le péristyle, on vient de placer une vaste pein-ture exécutée sur lave par MM. Jollivet et Hachette . Cette composition repré-sente les trois Personnes de la sainte Trinité, ayant à leur droite le groupe dequatre Prophètes, Jérémie , Ézéchiel , Isaïe et Daniel ; à leur gauche, les quatreEvangélistes . La construction de cette église a été dirigée par MM. Lepère etHittorf .
église saint-dénis- mi- saint-sacrement , rue Saint-Louis, au Marais. Cetteéglise, commencée en 1826 et inaugurée en 1835, est construite sur l’em-placement de la chapelle des Filles du Saint-Sacrement. La façade est décorée decolonnes. L’intérieur se partage en trois nefs. L’autel est placé sous une voûte.La coupole est ornée d’une peinture et d’une grisaille de M. Abel de Pujol . Dansles chapelles on voit la Mort d’Emmaüs, par M. Picot; les Miracles de la Vierge ,par M. Court; le Christ et les Enfants, par M. Decaisne, et enfin une Piêta, parM • Eugène Delacroix .
église notre-dame-de-bonne-nouvelle, rue Beauregard. Ce monument,rebâti par M. Godde, en 1825, n’offre rien de remarquable; le portail doriqueest décoré de pilastres et de deux colonnes. L’intérieur est divisé en trois nefsséparées par des colonnes d’ordre ionique. L’abside est ornée d’une grisaille deM • Abel de Pujol , et la chapelle de la Vierge, de peintures par M. A. Hesse.
Je mentionnerai pour mémoire l’église de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou,en partie rebâtie, en 1822, par M. Godde, et l’église Sainte-Élisabeth , rue duTemple, n° 107, dont l’intérieur a été refait en 1829. On y voit des peintures deMM. Pérignon et Bezard.
chapelle expiatoire, située au coin de la rue d’Anjou-Saint-Honoré et dela rue de l’Arcade. Ce monument, construit sur les dessins de MM. Percier etFontaine, a été élevé pour consacrer le lieu où furent déposées, en 1793, lesdépouilles mortelles de Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette . Il a été achevéen 1825. Une porte en bronze, ornée de deux cippes funéraires, donne entréedans un vestibule qui conduit à une espèce de parvis, le long duquel s’étendent,des deux côtés, des plantations d’ifs et de cyprès. A droite et à gauche du parvisrégnent deux portiques, composés l’un et l’autre de neuf arcades voûtées; aufond de chacune de ces arcades s’élève un cippe portant le nom des personnesinhumées dans ce lieu; à l’extrémité de ce parvis, se trouve une chapelle dont1 entrée présente un porche orné de quatre colonnes doriques qui supportentEn fronton. Au-dessus de la chapelle s’élève une coupole; une lanterne, prati-quée au centre, éclaire l’édifice. Les pendentifs de cette coupole sont ornés debas-reliefs qui figurent les mystères de la Trinité et de l’Eucharistie. Un autrebas-relief, représentant la translation des dépouilles mortelles de Louis XVI et de Marie-Antoinette dans la Chapelle de Saint-Denis, est placé au-dessus duporche intérieur. A droite et à gauche de l’autel en marbre blanc, incrusté de
78