cien pilori, emplacement appelé Carreau de la Halle; et le Marché des Carmes(1818), place Maubert.
passages. — Sous la Restauration on a édifié les plus beaux passages, ou ruescouvertes, que l’on trouve à Paris . Déjà, en 1799, on avait bâti les passages duCaire et en 1808 la galerie Delorme. Le passage des Panoramas est aussi l’undes plus anciens. — Les Galeries de l’Opéra datent de 1821, la Galerie Vivienneet le passage Vero-Dodat, qui porte le nom de deux charcutiers qui l’ont faitélever, ont été bâtis en 1823; le Passage Henri IV (1823), et la Galerie Laffitte( 1828) sont mal construits et mal décorés. Parmi les plus beaux, il faut citer, laGalerie Colbert ( 1828 ), et le Passage Choiseul ( 1827). — La Galerie Vendômeremonte aussi à 1828.
PARIS SOUS LOUIS-PHILIPPE I e '.
Les premières années qui suivirent l’avénement de Louis-Philippe au trône,furent marquées par des émeutes et des insurections, qui jetèrent la perturba-tion dans les affaires, et coûtèrent la vie à un grand nombre de citoyens. — Undes premiers actes du nouveau gouvernement fut la réorganisation de la gardenationale de Paris , licenciée par le ministère de Villèle. Le 29 août, le roi,accompagné du général Lafayette et d’un brillant état-major, passa en revue, auChamp de Mars , les légions de la milice citoyenne et leur fit distribuer des dra-peaux, au milieu d’un enthousiasme général.
Quatre ministres de Charles X , MM. de Polignac, de Peyronnet, de Chantelauzeet de Guernon-Ranville , avaient été arrêtés et enfermés dans le donjon de Yin-cennes. Pendant que leur procès s’instruisait, le bruit se répandit que la Courdes pairs était disposée à les traiter avec indulgence et qu’ils ne paieraient pas deleur tète les désastres de la révolution de Juillet, désastres dont toute la respon-sabilité leur appartenait. Des bandes d’hommes du peuple parcoururent les rues,demandant la mort des ministres : les rassemblements, repoussés de la place duPalais-Royal, se portèrent à Vincennes ; là, le commandant du fort, le généralDaumesnil, signifia courageusement à la foule que, si elle tentait de passer outre,il ferait sauter le donjon. Les émeutiers reculèrent devant une déclaration sivigoureuse, regagnèrent Paris , envahirent de nouveau la place du Palais-Royal,où ils furent dispersés par la garde nationale.
Les ex - ministres avaient été transférés, le 10 décembre, à la prison du P tit-Luxembourg. Le gouvernement, redoutant quelques mouvements populaires,publia un ordre du jour, pour enjoindre aux gardes nationaux de ne pointquitter leur uniforme à partir du 14 décembre. Le 15, le procès des ministress’ouvrit à la cour des Pairs. Tant que durèrent les débats, il y eut, autour dupalais, un grand déploiement de force armée. Le 21 décembre, le procès se ter-minait, et l’on reconduisait furtivement les ex-ministres au château de Vin-cennes. A cette nouvelle, des rassemblements tumultueux se montrent ur tousles points de la capitale; et la foule se précipite dans la cour du Luxembourg