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Tome vingt-neuvieme.
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PERPETUELLE. 37

trames contre leurs intérêts , ainsi que Charlcs-Qtnnlfit tuer les deux ministres de François I, lìinçon 8cFrègoje : personne ne fait plus la guerre comme cefameux bâtard du pape Alexandre VI, qui fe servitdu poison, du stilet, 8c de la main des bourreauxplus que de son épée ; les lettres ont enfin adouciles mœurs. II y a bien moins de cannibales dansla chrétienté qu’autrefois ; c’est toujours une conso-lation dans rhorrible fléau de la guerre , qui nelaisse jamais l’Europe respirer vingt ans en repos.

I I I.

Si la guerre même est devenue moins barbare,le gouvernement de cliaque Etat semble devenirauffi moins inhumain 8c plus sage. Les bons écritsfaits depuis quelques années ont percé dans toutel’Europe, malgré les satellites du fanatisme qui gar-daient tous les passages. La raison 8c la pitié ontpénétré jusquaux portes de l’inquisition. Les actesd’anthropophages , qu on appelait actes de foi , necélèbrent plus si souvent le Dieu de miséricorde àla lumière des bûchers , 8c parmi les flots de sangrépandus par les bourreaux. On commence à ferepentir en Espagne d’avoir chassé les Maures quicultivaient la terre ; 8c s’il était question de révoqueraujourd'hui l’édit de Nantes, personne n'o se rai t pro-poser une injustice si funeste.

I V.

Si le monde n’était composé que d’une hordesauvage vivant de rapines , un fripon ambitieux seraitexcusable peut-être de tromper cette horde pour laciviliser & d’emprunter le secours des prêtres ; mais

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