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Tome vingt-neuvieme.
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De la paixI I.

Si on n’a pu bannir du monde le monstre de laguerre , on est parvenu à le rendre moins barbare :nous ne vovons plus aujourd’hui les Turcs faireécorcher un Bragadini , gouverneur de Famagouste,pour avoir bien défendu fa place contr'eux. Si o’nfait un prince prisonnier , on ne le charge pointde fers , on ne le plonge point dans un cachot,comme Philippe, surnommé Angvjle , en usa avecFerrand comte de Flandre , 8c comme un Léopoldd’Autriche traita plus lâchement encore notre grandRichard cœur de lion. Les supplices de Conradin ,légitime roi de Naples, 8c de son cousin, ordonnéspar un tyran vassal, autorisés par un prêtre sou-verain , ne se renouvellent plus; il n’y a plus deLouis XI , surnommé très-chrèlien ou phalaris , quifasse bâtir des oubliettes , qui érige un tauroboledans les halles , 8c qui arrose de jeunes princessouverains («) du sang de leur père : nous nevoyons plus les horreurs de la rose rouge 8c de larose blanche , ni les têtes couronnées tomber dansnotre île fous la hache des bourreaux ; l’humanitésemble succéder eusin à la férocité des princes chré-tiens ; ils n’ont plus la coutume de faire assassinerdes ambassadeurs qu’il s soupçonnent ourdir quelques

procès où Ton invoque les lois de différentes nations. Les souverains convien-draient d'un code d’aprcs lequel ces contestations seraient décidées, Sts’en-gageraicnt à se soumettre à ses décisions, ou à en.appeler à leur épée;condition nécessaire pour qu’un tel tribunal p.uisTe s’établir, puisse êtredurable S: utile. On peut persuader à un prince qui dispose de 200 millehommes, qu'il n'est pas de í'on intérêt de défendre ses droits ou ses préten-tions par la force ; mais il est absurde de lui proposer d’y renoncer.

(sl) C’étaicnt les enfans du comte d 'Armaçnic.