PERPETUELLE. 6g
trop connus. On a dit assez que l’histoire de I’Egliseest l'histoire des folies 8c des crimes.
XXVI.
Omnia jam vulgala. U faudrait que chacun eût auchevet de son lit un cadre, où fussent écrits en grosseslettres : Croijades sanglantes contre les habitons de laPrusse ir contre le Languedoc ; majfacres de Mérindol ;massacres en Allemagne b en France au Jujet de la réforme ;majfacres de la S 1 Barthelemi; majfacres d Irlande; majfacresdes vallées de Savoie ; majfacres juridiques ; majfacres deIinquisition ; emprifonnemens, exils Jans nombre pour desdisputes fur ! ombre de Fane.
On jetterait tous les matins un œil d’horreur furce catalogue de crimes religieux, 8c on dirait pourprière : Mon Dieu, délivrcz-nous dufanatisme.XXVII.
Pour obtenir cette grâce de la miséricorde divine ,il est nécessaire de détruire chez tous les hommes,qui ont de la probité 8c quelques lumières , lesdogmes absurdes 8c funestes qui ont produit tant decruautés. Oui , parmi ces dogmes il en est , peut-être, qui offensent la Divinité autant qu’ils perver-tissent f humanité.
Pour en juger sainement, que quiconque n’a pasabjuré le sens commun fe mette seulement à laplace des théologiens qui combattirent ces dogmesavant qu’ils fussent reçus ; car il n’y a pas une íeuleopinion théologique qui n ait eu long-temps 8c quin’ait encore des adversaires : pesons les raisons deces adversaires : voyons comment ce qu’on croyaitautrefois un blasphème est devenu un article de foi.Quoi, le Saint-Esprit ne procédait pas hier, 8c aujour-
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