PERPETUELLE.
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à. celle dont on pense à Rome ? quel imbécille oseraaffirmer que ceux qui n’ont pas connu nos dogmesil y a seize cents ans seront à jamais punis d’êtrenés avant nous? II n’en est pas de même de l’ado-ration d’un Dieu , de l'accomplissement de nosdevoirs. Voilà ce qui est nécessaire en tout lieu &en tout temps. II y a donc l’infini entre le dogme8 c la vertu.
Un Dieu adoré de cœur 8 c de bouche, 8 c tous lesdevoirs remplis , font de l’univers un temple, 8 c desfrères de tous les hommes. Les dogmes font dumonde un antre de chicane 8 c un théâtre de carnage.Les dogmes n’ont été inventés que par des fanatiques8c des fourbes. La morale vient de Dieu.XXIX.
Les biens immenses que l’Eglise a ravis à lasociété humaine sont le fruit de la chicane du dogme,chaque article de foi a valu des trésors ; 8 c c’est pourles conserver qu’on a fait couler le sang. Le purga-toire des morts a fait seul cent mille morts : qu’onme montre dans l’histoire du monde entier une feulequerelle fur cette profession de foi ! J'adorc Dieu ,<b je dois être bienfejant.
XXX.
Tout le monde sent la force de ces vérités. IIfaut donc les annoncer hautement ; il faut ramenerles hommes, autant qu’on le peut, à la religion primi-tive, à la religion que les chrétiens eux-mêmes confes-sent avoir été celle du genre-humain du temps de leurchaldéen ou de leur indien Abraham; du temps deleur prétendu Noé, dont aucune nation, hors lesJuifs, n’entendit jamais parler; du temps de leur
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