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Tome vingt-neuvieme.
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ET LES USURPATIONS DES AUTRES. 8i

des jésuites, trahi depuis par la plus lâche desperfidies, sacrifié à la cour de Rome, il a fini savie dans la captivité. Son exemple ne nous décou-ragera pas. Nous écrivons dans un pays libre ; noussommes nés libres, 8c nous ne craignons ni l’ingra-titude des souverains , ni les intrigues des jésuites,ni la vengeance des papes. La vérité est devant nous ;8c toute autre considération nous est étrangère.

C’était une coutume dans ces siècles de rapines,de guerres particulières, de crimes , d ignorance 8cde superstition, qu’un seigneur faible, pour être àl’abii de la rapacité de ses voisins , mît ses terresfous la protection de l’Eglise, 8c achetât cette pro-tection pour quelque argent; moyen sans lequel onn’a jamais réussi. Ses terres alors étaient réputéessacrées : quiconque eût voulu s’en emparer étaitexcommunié.

Les hommes de ce temps-là, aussi médians qu’im-bécilles,ne s’effrayaient pas des plus grands crimes,8c redoutaient une excommunication qui les rendaitexécrables aux peuples encore plus médians qu eux,8c beaucoup plus sots.

Robert Gviscard 8c Richard , vainqueurs de laPouille Sc de la Calabre, furent d’aboi d excommuniéspar le pape Léon IX. Us s’étaient déclarés vassauxde l’empire ; mais l’empereur Henri III, mécontentde ces feudataires conquérans, avait engagé Léon IXà lancer ^excommunication à la tête d’une arméed'Allemands. Les Normands > qui ne craignaientpoint ces foudres comme les princes d’Italie lescraignaient, battirent les Allemands 8c prirent lepape prisonnier : mais pour empêcher délormais les

Politique & Légijl. Tome I. F