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Tome vingt-neuvieme.
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94 Les droits des hommes,

8c qui haïssait les deux cardinaux Barberins, les vexafi durement > pour les punir de leurs vexations, qu’ilss’enfuirent en France , où le cardinal Antonio futarchevêque de Rheims, grand-aumônier , & chargéd’abbayes.

Nous remarquerons en passant qu’il y avait encoreun troisième cardinal Barberin, baptisé auffi sous lenom d 'Antoine. II était frère du pape Urbain VIII.Celui-là ne se mêlait ni de vers ni de gouvernement.II avait été assez fou dans fa jeunesse pour croireque le seul moyen de gagner le paradis était d’êtrefrère lai chez les capucins. 11 prit cette dignité ,qui est assurément la dernière de toutes ; mais étantdepuis devenu sage , il fe contenta d’être cardinal 8ctrès-riche. II vécut en philosophe. L’épitaphe qu’ilordonna qu’on gravât fur son tombeau est curieuse.

Hic jacet pulvis 6- cinis , pojìea nihil.

Ci gît poudre 8c cendre, 8c puis rien.

Ce rien est quelque chose de singulier pour un car-dinal.

Mais revenons aux affaires de Parme. Pamphile,en i 646, voulut donner à Castro un évêque fortdécrié par ses mœurs , 8c qui fit trembler tous lescitoyens de Castro qui avaient de belles femmes8c de jolis enfans. L’évêque fut tué par un jaloux.Le pape, au lieu de faire chercher les coupables 8cde s’entendre avec le duc pour les punir, envoyades troupes 8c fit raser la ville. On attribua cettecruauté à dona Olimpia, belle-fœur 8c maîtresse dupape, à qui le duc avait eu la négligence de ne pas