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Tome vingt-neuvieme.
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POUR LE PRINCE ROYAL DE

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à leurs plaisirs les revenus de ces charges frivolesque leurs pères ont acquises.

Chaque citoyen vit chez vous ou du revenu defa terre, ou du fruit de son industrie , ou des appoin-terons qu r il reçoit du prince. Le gouvernement n’estpoint endetté. Je n’ai jamais entendu crier ici dansles rues comme dans un pays où j’ai voyagé dansma jeunesse ; nouvel édit d'une conjlitution de renies;nouvel emprunt ; charges de conseiller du roi mouleur debois , mesureur de charbon. Vous ne tomberez pointdans cet avilissement aussi ruineux que ridicule. Oninterdirait un comte de l’Empire qui fe conduiraitainsi dans fa terre ; on lui ôterait justement l’admi-nistration de son bien. Si les Etats dont je parleíont destinés un jour à être nos ennemis, puisscnt-ilsfe conduire selon des maximes si extravagantes !

V I.

Faites travailler vos soldats à la perfection deschemins par lesquels ils doivent marcher, à l’appla-niífement des montagnes qu’ils doivent gravir, auxports où ils doivent s’embarquer, aux fortificationsdes villes qu’ils doivent défendre. Ces travaux utilesles occuperont pendant la paix, rendront leurs corpsplus robustes Se plus capables de soutenir les fatiguesde la guerre. Une légère augmentation de payesuffira pour qu’ils courent au travail avec gaieté.Telle était la méthode des Romains ; les légionsfirent elles-mêmes ces chemins qu’ils traversèrentpour aller conquérir l’Asie mineure & la Syrie. Lesoldat fe courbe en remuant la terre , mais il feredresse en marchant à l'ennerni. Un mois d’exercice