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Tome vingt-neuvieme.
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i 64 Des e m b e l l i s s e m e n s

rinfcction 8c causer des désordres continuels. Nousn'avons que deux fontaines dans le grand goût, 8cil s’en faut bien qu’elles soient avantageusementplacées ; toutes les autres font dignes d’un village.Des quartiers immenses demandent des places pu-bliques ; 8c tandis que l’arc de triomphe de la porteS 1 Denis 8c la statue équestre de Henri le grand , cesdeux ponts , ces deux quais superbes , ce louvre ,ces tuileries , ces champs élysées , égalent ou sur-passent les beautés de l'ancienne Rome ; le centrede la ville obscur, resserré , hideux, représente letemps de la plus honteuse barbarie. Nous le disonsfans cesse; mais jusqu’à quand le dirons-nous fansy remédier ?

A qui appartient-il d’embellir la ville, sinon auxliabitans qui jouissent dans son sein de tout ce quel'opulence 8c les plaisirs peuvent prodiguer auxhommes ? On parle d’une place 8c d’une statue duroi ; mais depuis le temps qu’on en parle , on abâti une place dans Londres , 8c on a construit unpont fur la Tamise, au milieu même d’une guerreplus funeste 8c plus ruineuse pour les Anglais quepour nous. Ne pouvant pas avoir la gloire de donnerl’exemple, ayons au moins celle d’enchérir fur lesexemples qu’on nous donne. II est temps que ceuxcjui font à la tête de la plus opulente capitale del’Europe la rendent la plus commode 8c la plusmagnifique. Ne serons-nous pas honteux, à la fin ,de nous borner à de petits feux d’artifice vis-à-visun bâtiment grossier, dans une petite place destinéeà i’exécution des criminels? Qu’on ose élever son