AUX MAGISTRATS. 1 8 I
SECONDE P A R T ï E.
Des fêtes.
e N o N s à nos travaux pour les jours de fêtes.
Nous vous avons demandé la permission de vivre ,nous vous demandons la permission de travailler. Lasainte Eglise nous recommande d’affister au servicedivin le dimanche 8c les grandes fêtes. Nous prévenonsses foins, nous courons au-devant de ses institutions ;c est pour nous un devoir sacré : mais qu’elle jugeelle-même , si après le service de D^EU il ne vaut pasmieux servir les hem mes que daller perdre notretemps dans l’oisiveté, ou notre raison Sc nos forcesdans un cabaret. (2)
canaille ecclésiastique, il se soit trouvé des hommes assez imbécillcs 8:assez barbares pour s'élcver contre un changement fi utile à la partiela plus pauvre du peuple.
( 2 ) Défendre à un homme de travailler pour faire subsister fa familleest une barbarie, punir un homme pour avoir travaillé, même fansnécessité , est une injustice. Les lois fur la célébration des fêtes, fontun hommage rendu par la puissance civile à Porgueil & au despotismedes prêtres. On prétend qu’il faut au peuple des jours de repos, maispourquoi ne pas lui laisser la liberté de les choisir ? Pourquoi le forcerà certains jours de se livrer à f oisiveté , à la débauché, suite nécessairede Poisiveté d’un grand nombre d’hommes grossiers réunis. Si l'on eûtfixé le dimanche pour le jour où tous les tribunaux , toutes les audiencesdes gens en place, toutes les caisses publiques feraient ouvertes auxpeuples, où ils pourraient s’assembler pour les affaires communes, oùles lois du prince leur seraient annoncées, où tous les actes dont ilest important d’inítruire les citoyens seraient publiés ; ces jours devien-draient nécessairement des jours de repos 8c de fêtes pour tous ceux quine seraient point obligés de travailler ou de s’occuper d'assaires. Quantaux règlemens qui défendent certaines choses pendant le service divin 8cles permettent á d’autres heures, tolèrent qu’on vende des petits pâtés
M 3