224 Commentaire sur le livre
romaines , 8c tant d’usages barbares qui leur ontsuccédé comme les immondices d'une ville superbequi couvrent ses ruines.
Certe le sénat romain avait un ausii profondrespect que nous pour le Dieu suprême ; 8c autantpour les dieux, immortels 8c secondaires, dépetidansde leur maître étepnel, que nous en montrons pournos saints. Ab Jove principium était la formule ordi-naire. (c) Pline, dans le panégyrique du bon Trajan,commence par attester que les Romains ne man-quèrent jamais d invoquer Dieu en commençantleu,s affaires ou leurs discours. Cicéron, Tite-Livel’attestent. Nul peuple ne fut plus religieux,; maisaussi il était trop sage 8c trop grand pour descendreà punir de vains discours , ou des opinions philo-sophiques. II était incapable d’infliger des supplicesbarbares à ceux qui doutaient des augures , commeCicéron, augure lui-même , en doutait; ni à ceux quidisaient en plein sénat, comme César , que les dieuxne punissent point les hommes après la mort.
On a cent fois remarqué que le sénat permitque, sur le théâtre de Rome, le choeur chantât dansla Troade :
II nejl rien aprés le trépas, b le trépas rìejl rien. Tudemandes en quel lieu font les morts ? au même lieu où ilsétaient avant de naître.
S’il y eut jamais des profanations en voilà fansdoute ; 8c depuis Ennius jusqu’à Aujone tout est pro-fanation, malgré le respect pour le culte. Pourquoidonc le sénat romain ne les réprimait-il pas ? c’est
( c ) Bene ac JapierUer paires con/cripíi majores ivjlituerunt H t rerum agen-iaium ila dicendi inilhtm a precattonihs cepere díc.
qu’elles