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Tome vingt-neuvieme.
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242 Commentaire sur le livre

mettez un vol fait à un père par son fils , une impré-cation d’un fils contre son père, dans lc rang desparricides, vous brisez les liens de l’amour filial.Le fils ne regardera plus son père que comme unmaître terrible. Tout ce qui est outré dans les loistend à la destruction des lois.

Dans les crimes ordinaires, la loi d’Angleterreest favorable à l’acculé ; mais dans celui de hautetrahison elle lui est contraire. L’exjésuite Titus Oatesayant été juridiquement interrogé dans la chambredes communes, 8c ayant assuré par serment qu’iln’avait plus rien à dire, accusa cependant ensuite lesecrétaire du duc d'Torck , depuis Jacques II, 8cplusieurs autres personnes de haute trahison, 8c fadélation fut reçue : il jura d’abord devant le conseildu roi qu’il n’avait point vu ce secrétaire ; 8c ensuiteil jura qu’il l’avait vu. Malgré ces illégalités 8c cescontradictions, le secrétaire fut exécuté.

Ce même Oates un autre témoin déposèrentque cinquante jésuites avaient comploté d’assassmerle roi Charles II, 8c qu’il s avaient vu des commiífionsdu père Oliva , général des jésuites, pour les officiersqui devaient commander une armée de rebelles.Ces deux témoins suffirent pour faire arracher lecœur à plusieurs accusés 8c leur en battre les joues.Mais en bonne foi est-ce assez de deux témoins pourfaire périr ceux qu’ils veulent perdre ? II faut aumoins que ces deux délateurs ne soient pas desfripons avérés. II faut encore qu’ils ne déposentpas des choses improbables.

II est bien évident que si les deux plus intègresmagistrats du royaume accusaient un homme