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Tome vingt-neuvieme.
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s 46 Commentaire sur le livre

Slrada dit lui-même que Jaurigni non antè facinusaggredi JuJlinuit quàrn expiatam ncxis anìmam apud dorni -nicanum facerdotm cœlefli pane jirmaverit. ,, Jaw-igni,, n’osa entreprendre cette action, sans avoir fortifié,, par le pain céleste son ame purgée par la confession>5 aux pieds d'un dominicain. 55

On voit, dans l'interrogatoire de Ravaillac, quece malheureux sortant des feuillans , 8c voulant entrerchez les jésuites, s’était adressé au jésuite d 'Aubigni;qu’après lui avoir parle de plusieurs apparitions qu’ilavait eues, il montra à ce jésuite un couteau sur lalame duquel un cœur & une croix étaient gravés,8c qu’il dit ces propres mots au jésuite : Ce cœurindique que le cœur du roi doit être porté à faire la guerreaux huguenots.

Peut-être si ce à'Aubigni avait eu assez de zèle 8cde prudence pour faire instruire le roi de ces paroles ,peut-être s’il avait dépeint l’homme qui les avaitprononcées , le meilleur des rois n’aurait pas étéassassiné.

Le vingtième auguste ou août, l’année 1610, troismois après la mort de Henri IV dont les blessuressaignaient dans le cœur de tous les Français, Tavocat-général Servin, dont la mémoire est encore illustre ,requit qu’on fît signer aux jésuites les quatre articlessuivans :

i°. Que le concile est au-dessus du pape.

2 0 . Que le pape ne peut priver le roi d’aucun dsfes droits par Texcommunication.

3 0 . Que les ecclésiastiques font entièrement soumisau roi comme les autres.

4 0 . Qu’un prêtre qui fait par la confession une