D U VOL.
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Je vous proposerais de récompenser les vertus dansle peuple , selon la loi établie dans le plus ancienempire 8c le mieux policé de la terre , Q nous n’étionspas astreints par notre sujet à nous en tenir auxchâtiments des crimes.
Commençons par le vol qui est la plus communedes transgressions.
ARTICLE II.
Du vol.
Le filoutage , le larcin , le ^>1, étant d’ordinairele crime des pauvres , 8c les lois ayant été faites parles riches , ne croyez-vous pas que tous les gouver-neme s qui font entre les mains des riches ,doivent commencer par essayer de détruire la men-dicité , au lieu de guetter les occasions de la livrer auxbourreaux ? ( . )
Dans des royaumes storissans on a publié des édits .des ordonnances , des arrêts pour rendre cette mul-titude effroyable de gueux qui déshonorent la naturehumaine , utile à elle-même 8c à l’Etat.
( 1 ) Dans tout pays où par l’efFctdes mauvaises lois une grande partie deshabitnnsn’a ni propriété foncière ni capitaux, la société est nécessairementaffligée de ce fléau. 11 est bon fans doute qu'il y ait des maisons où l'onoffre du pain à ceux qui ne peuvent gagner leur vie, en les assujettis-sant à un travail qu'ils soient capables de faire : mais ces asiles doiventêtre libres. Les hommes humains 8c justes feront toujours blessés de voircondamner un malheureux à la perte de fa liberté , parce qu’il ademandé du secours à un autre homme. Avec de bonnes lois les men-dians feraient rares 8c 1c petit nombre qu’il pourrait y avoir encore neserait ni incommode ni dangereux.