DU SUICTDE.
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car l’Eglise partageait avec le seigneur féodal, soitroi, soit baron, l’argent comptant, la terre & lesmeubles de l’homme qui s’était dégoûté de la vie.On le regardait comme un esclave qui s’était enfuide son maître Sc on prenait son pécule.
Cependant, le droit canon, qui avait servi decode criminel à nos ignorans Sc barbares ancêtres ,n’avait jamais pu trouver, ni dans l’ancien, ni dansle nouveau testament, un seul passage qui défende lesuicide
Virgile dit, dans son sixième chant, que ceuxqui se sont donnés la mort passent leur temps dansle vestibule des enfers à regretter leur vie.
. Quàm vellent œthere in alto ,
Nune , <L~ pauperiem , ù duros pers erre labores !
Virgile les plaint, quoiqu’il soit fort douteux s’ilsfont à plaindre ; mais il ne les condamne pas.L’empereur Marc-Antonin ordonne qu’on ne troublepoint leurs cendres, 8c que leurs testamens soienttrès-valables. ( Loi du divin Marc-Antonin , code, liv. 5 0,tit. 1.)
L’abbé àtSaint-Cyran, le patriarche des jansénistes,autrefois homme célébré pour un peu de temps ,écrivit en 1608 un livre en faveur du suicide.
Tout ce qu’on a dit pour détourner de cetteaction , représentée tantôt comme courageuse, tantôtcomme lâche, se réduit à ceci : Vous appartenez àla république, il ne vous est pas permis de quittervo:re poste fans son ordre.
Tout ce qu’on a dit pour la justifier consistedais ceci :