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Tome vingt-neuvieme.
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DE L HERESIE. 28g

leshabitans de l’univers. (8) Car presque tous avaientune religion différente de la benne.

L’bérésie fut le plus grand des crimes ; 8c aujour-d’hui même encore chez une aimable nation notrevoisine le code pénal de tous les parlemens commencepar Thérésie ; cela s’appelle crime de lèse-majestédivine au premier chef. Autrefois on brûlait irré-mistìblement ces ennemis de Dieu parce qu’onne doutait pas que Dieu ne les brûlât lui-mêmedès qu’ils étaient morts ; soit qu’il portât en enferleurs corps restés en terre , soit qu’il y portât leurame qu’on ne voyait point. Tous les juges étaientbien persuadés que c’était fe conformer à Dieu quede brûler ces impies ; qu’on n’anticipait leur enfer quede quelques minutes , 8c qu’il n’y avait point demusique céleste plus agréable à Dieu, Fauteur denotre vie, que les cris d’une famille entière d’héré-tiques au milieu des flammes.

On a porté des lois bien terribles contre les héré-tiques en France. On publia en 1699 un édit parlequel tout hérétique nouvellement converti étaitcondamné aux galères perpétuelles , s’il était surprissortant du royaume ; 8c ceux qui avaient favorisé sasortie livrés à la mort. Ainsi le réputé principalcriminel était bien moins puni que le complice. Cetteloi barbare 8c absurde n’efl point abolie ; mais il fautavouer qu elle est fort mitigée par les mœurs ; on s’estbien relâché depuis qu’en 1767 1 impératrice de toutesles Rushes, souveraine de douze cents mille lieues

(S) Louis XIII Sc Louis XIV firent ce serment à leur sacre , mais ilspublièrent des déclarations pour avertir que leurs sujets de la religionréformée n’etaient pas compris dans le ferment d exterminer les hérétiques.

Politique ò Légijl. Tom. I. T