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De l’ h e r e s i e.
détrôner l’empereur Thèodoje, mais qui n’y réussit pas.Ce Maxime était un barbare débauché , ivrogne ,avare 8c dissipateur ; un vrai soldat , ne sachantpoint de quoi il était question, s’en souciant encoremoins ; d’ailleurs dévot 8c fait pour être gouverné parles prêtres , pourvu qu’il gagnât à les protéger.
Les évêques espagnols 8c gascons se cotisèrent pourlui donner de l’argent ; tant ils étaient acharnés à labonne cause. Maxime ne manqua pas de faire pendreles trois hérétiques par son parlement. S‘ Martinqui se trouva là par hasard ayant intercédé pour lescondamnés , on le menaça de le pendre lui-même, 8cil s’enfuit au plus vite.
Dès que les ergoteurs furent si loyalement encurée , ils ne discontinuèrent plus d’aller à la chassedes hérétiques 8c des impies. Ils crièrent alali d’unbout çle l’Europe à l’autre. 11s changèrent quelquesprinces en chiens de chasse , qui plongèrent leursgueules dans le sang des bêtes relancées par eux. Dèsque les princes résistèrent ils furent immolés eux-mêmes depuis Henri IV l’empereur, jusqu’à l’autreHenri IV de France , le meilleur des rois 8c deshommes.
C’est pendant ces siècles d’ignorance, de supersti-tion , de fraude 8c de barbarie, que l’Eglise, qui savaitlire 8c écrire , dicta des lois à toute l’Europe qui nesavait que boire , combattre 8c se confesser à desmoines. L’Eglise fit jurer aux princes qu’elle oignit,d’exterminer tous les hérétiques : c’est-à-dire qu’unsouverain fit serment à son sacre de tuer presque tous
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