3 4 4 Des prisons.
besoin, 8c sous prétexte que prison n’est pas supplice,est obligé par la loi de payer quatre guinées pour lapremière heure, 8c deux guinées pour chaque heuresuivante de la détention de cet homme qu’il a vouluavoir sous fa main. La prison est un supplice pourpeu qu’elle dure. C’est un supplice intolérable quandon y est condamné pour sa vie.
Dans plusieurs Etats la manière dónt on s'yprend pour s’assurer d’un homme ressemble trop àune attaque de brigands.
N’approuvez-vous pas l’heureuse méthode d’unenation, qui a su donner à la loi seule un si puissantempire qu’il suffit d’un seul ministre de la loi, revêtudes marques de son office , pour que le prévenu n’oserésister ?
Comment est-on parvenu à rendre ainsi les lois sirespectables à chaque citoyen ? c’est lorsque la natiorrles a faites.
ARTICLE XXVI.
Des supplices recherchés.
C o M m E N T le bénédictin Calmet s’est-il pu divertirà faire graver dans un dictionnaire des estampes detous les tourmens qui étaient en usage chez la petitenation judaïque ? Etre précipité du haut d’un rochersur des cailloux, ou bien être lapidé avec ces caillouxdont le pays est couvert, 8c de-là être pendu à unepotence pour y attendre la mort ; être enterré vivant