Des prisons.
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palais. II ne faut pas non plus qu’eîle ressembleà un charnier. On fe plaint que la plupart desgéoles en Europe soient des cloaques d’infection, quirépandent les maladies Sc la mort, Sc non-iéulementdans leur enceinte, mais dans le voisinage. Le joury manque, l’air n’y circule point. Les détenus nes'entre - communiquent que des exhalaisons empes-tées. Ils éprouvent un supplice cruel avant d’êtrejugés. La charité Sc la bonne police devraientremédier à cette négligence inhumaine Sc dan-gereuse.
L’emprisonnement est déjà une peine par lui-même ; il doit donc être proportionné à l'énormitédu délit dont le détenu est accusé. Faut-il plongerdans le fond du même cachot un malheureuxdébiteur insolvable , Sc un scélérat violemmentsoupçonné d’un parricide? II y a des degrés à tout,des distinctions à faire dans chaque genre.
Nous voyons que le sage Louis XVI réforme enpartie cet abus dans un édit qui supprime des cen-taines de petits persécuteurs subalternes qui plon-geaient dans des cachots pestiférés les famillesindigentes, condamnées par eux à des amendes, [m)
L’incarcération légale , quoique pénible , n’estpoint regardée d’abord par les juges comme un châti-ment. Ce n’est à leurs yeux qu’une assurance deretrouver fous leur main le prévenu , quand ilsviendront l’interroger 8c le juger. Cependant enAngleterre un ministre d’Etat qui fait incarcérer fansraison un homme, seulement pour le retrouver au
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(m) Edit pour la suppression des jurandes.