sur l’esprit des lois. 3b9
au gouvernement ? il est démenti depuis Tominsjulqu’à nos jours.
Mais continuons à nous éclairer avec l’Esprit deslois. (2)
V.
Au lieu de continuer, je rencontre par hasard .lechapitre I du livre X , par lequel j’aurais dû com-mencer. C’est un singulier cfturs du droit public.Voyons (pag. 155.)
Entre les sociétés. le droit de la défense naturelle entraînequelquefois la nécessité d’attaquer; lorsqu’un peuple voitqu’un peuple voisin prospère, & qu’une plus longue paixmettrait ce peuple voisin en état de le détruire Scc.
Si c’était Machiavel qui adressât ces paroles aubâtard abominable de l’abominable pape AlexandreVl,je ne serais point étonné. C’est l’esprit des lois deCartouche Sc de Dejrues. Mais que cette maxime soitd’un homme comme Montesquieu ! on n’en croit passes yeux.
Je vois ensuite que, pour en adoucir la cruauté,il ajoute que l'attaque doit êtrefaite par ce peuplejaloux ,dam le moment où ce/l le seul moyen d'empêcher Jadejlruâion.
Mais il me semble que c’est mal s’excuser, 8c bienévidemment se contredire. Car si vous ne tombezfur votre voisin que dans le seul moment où il va
( 2 ) Le clergé a du crédit à Constantinople au moins autant qu'chEspagne. A quoi ce crédit a-t-il été utile? A quoi a servi celui du clergéde France? à laisser deux millions de citoyens fans existence légale, fanspropriété assurée; à soustraire aux impôts un cinquième au moins desbiens du royaume. N’est-iì pas évident qu’ami ou ennemi du monarque ,un clergé puissant ne peut servir qu'à imposer un double, joug au peuple.Un homme en cíbil plus libre parce qu’il a deux maîtres ?
z 4