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Tome vingt-neuvieme.
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vous détruire, c’est donc lui qui vous attaquait eneffet. Vous êtes donc borné à vous défendre contrevotre ennemi.

Je vois que vous vous êtes laissé entraîner auxgrands principes du machiavélisme ; ruina qui pourraitun jour vous ruiner ; assassinez votre voisin qui pourraitdevenir ajfei fort pour vous tuer ; empoisonnez-le au plusvitefi vous craignez quiP'riemploie contre vous son cuis nier.

Quelque grand politique pourra penser que celaest très-bon à faire ; mais en vérité cela est très-mauvais à dire. Vous vous corrigez fur le champen disant, qu’il n’est permis d égorger son voisin quequand ce voisin vous égorge. Ce n’est plus l’état dela question. Vous vous supposez ici dans le casd’une simple 8c honnête défensive. Vous avez voulud’abord réécrire qu’en homme d’Etat. vous en avezrougi, vous avez voulu réparer la chose en vousremettant à écrire en honnête homme, 8c vous vousêtes trompé dans votre calcul. Revenons à l'ordreque j’ai interrompu.

V I.

Comme la mer qui semble vouloir couvrir la terre, est.arrêtée par les herbes îc par les moindres graviers qui fontfur le rivage; ainsi les monarques, dont le pouvoir paraîtfans bornes, s’arrêtent par les plus petits obstacles, 8csoumettent leur fierté naturelle à la plainte 8c à la prière,(pag. 18.)

Voilà donc, poétiquement parlant, TOcéan quidevient monarque ou despote. Ce n’est pas là lestyle d’un législateur. Mais assurément ce n’est ni del’herbe ni du gravier qui cause le reflux de la mer,